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Il va y avoir du sport!

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Michèle Bourgon
Envoyé Le samedi 09 février 2008 11:00



On ne peut que se réjouir de l'intervention de madame Courchesne. Il était minuit moins une. Le fait d'admettre que ça va mal en français au Québec est déjà un immense pas en avant. L'idée va cheminer. Il y aura des campagnes de respect du français. C'est bien à condition que ça ne dure pas que le temps des lilas. Quant à l'application des 22 points pour améliorer l'enseignement de la langue, on va voir si les bottines suivent les babines;) J'anticipe des obstacles importants: les parents qui ne veulent plus de devoirs, les parents qui se désolent que fiston soit noté, les enseignants qui en ont déjà beaucoup sur le dos et qui devront corriger encore plus, Les manuels qui ne sont pas adaptés, les mordus de la réforme qui vont protester qu'une dictée, ça ne vaut rien, les jeunes professeurs qui écrivent mal, mais qui ont obtenu leur bac ne voudront peut-être pas non plus se prêter facilement à des cours de mise à niveau, les écoles voudront améliorer leur performance pour bien figurer dans le palmarès des écoles,les directeurs recevront peut-être une prime pour l'augmentation de la diplomation, etc.
Madame Courchesne veut aussi donner plus de pouvoir aux commisssions scolaires. Certaines présenteront l'hypothèse que, comme la majorité des enfants viennent d'un milieu économiquement faible, la pondération devra être différente. Au lieu d'enlever, par exemple, 1 point par faute, on enlèvera .5 et tout sera dit. Toutefois quand les résulats seront divulgués, ces faits ne seront pas considérés.Tout le monde réussira.

Paradoxe cependant: les jeunes n'ayant pas obtenu leur diplome d'études secondaires pourront entreprendre leur diplome d'études collégiales en septembre à "condition de reprendre les cours qu'ils n'ont pas réussis" Ah oui ? Ces étudiants arriveront déjà carencés et on leur demandera d'étudier la littérature. À moins que l'idée soit de repenser les cours de littérature au cégep et de les remplacer par des cours plus adaptés à ce type de clientèle. Bref...On le voit, la situation est loin d'être simple.

Reste que madame Courchesne a fait preuve de courage. Bravo!

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