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Oui, fort intéressant.

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Yvon Montoya (yvonmontoya@sympatico.ca)
Envoyé Le samedi 09 février 2008 06:00



« souvent aidés par une filière vaticane ». C'est la piste à suivre. Connaissant bien l'Allemagne et la Pologne, j'ai été très frappé par la large panoplie germanique au Québec comme en Ontario. J'ai rencontré beaucoup de vieux allemands qui ne voulaient pas s'exprimer sur leur passé et leurs coins géographiques où ils étaient basés durant la guerre. Ce récit même s'il est quelque peu tronqué, me semble absolument plausible. Nous savons aussi que l'Église est une large communauté dont le coeur se trouve au Vatican. Nous savons aussi que la Croix Rouge a émis des passeports aux anciens SS en fuite; que l'Église a joué un grand rôle et que Lionel Groulx, proche des idées de William Lyon Mackenzie qui écrivit dans son journal intime qu' « Hitler pourrait bien un jour être vu comme un des sauveurs du monde" et qui déclara à la communauté juive que la nuit de Cristal pourrait bien être une bénédiction (Kristallnacht, nuit pendant laquelle les nazis avancent allègrement vers la Solution finale en s'en prenant aux biens des juifs allemands. Cristal en référence aux vitrines et à la vaisselle brisées cette nuit-là, celle du 9/10 novembre 1938) n'était pas loin d'un esprit national-socialiste. Nous savons depuis Hannah Arendt ce que veut dire la banalité du mal et que dans ce sens, les anciens nazis étaient des hommes et des femmes très ordinaires tout comme vous, tout comme moi, tout comme les auditeurs de Radio Canada dont les journalistes n'arrêtent pas de dire qu'ils sont des « gens ordinaires », des « monsieur tout le monde. » Nous savons aussi que les québécois n'étaient pas trop au parfum de ce que cela pouvait bien signifier être le nazi au sens propre du terme à défaut de réelle expérience politique. Nous savons aussi que l'acteur Jean-Louis Roux avait arboré la croix gammée, que des jeunes avaient brisé des vitres de tramways et de commerces, particulièrement ceux de la communauté juive en scandant « À bas les juifs ». Nous savons aussi qu'Adrien Arcand était un fasciste démagogue pur et dur (1899-1967) et un disciple fanatique d'Adolf Hitler; que son Ordre patriotique des Goglus (fondé en 1929) avait promu activement l'antisémitisme et que son Parti national social chrétien (créé en 1934) avait pour emblème le svastika (croix gammée) entouré de feuilles d'érable, couronné d'un castor canadien. Qu'il préconisait avec son parti l'anticommunisme et le nationalisme canadien-français très proche de la pensée et sensibilité de Lionel Groulx et de l'Église catholique québécoise. Cette dernière a permis de peindre Mussolini dans une église Montréalaise où il apparaît à cheval, entouré de plusieurs militaires italiens et d'autres illustres personnages. Je montre cette fresque aux amis en visite pour la connivence qu'il y a eu entre le fascisme italien et l'église catholique québécoise. L'église fut inaugurée en 1919. Son nom provient d'un site d'Italie, La Difesa, dans la région de Campobasso, témoin de plusieurs apparitions de la Madone en 1898. D'ailleurs, on peut traduire ce nom comme aide ou secours. L'église était dirigée par les Pères Servites de Marie. Benito Mussolini, en qualité de chef de l'État italien, y apparaît en tant que signataire des accords du Latran le 11 février 1929 avec le Saint-Siège. Selon ces accords, l'Église a obtenu la pleine souveraineté sur l'État de la Cité du Vatican.
« souvent aidés par une filière vaticane », c'est la piste à suivre. Lire donc cet article à propos d'un témoignage dont la mémoire est douteuse, n'empêche pas de penser à toutes ces coïncidences par trop étonnantes. À moins que nous fassions comme aime à le faire Jean-Marie Le Pen, du révisionnisme, il serait très intéressant d'en apprendre beaucoup plus.



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