Vos réactions
La gueule, n'oubliez pas la gueule M. Kowalski Jozio (kowalski.jozio@gmail.com).
Vous arrivez ou vous y êtes dans votre crise? Vous me parlez de duel pour vos fautes d'orthographes de la dernière fois et là j'en vois encore supposant un autre duel : (« le fançais, Quebec, extrèmisme, annèes, débarrasait, gènait, gènait, lacheté » :(le français, Québec, extrémisme, années, débarrassait, gênait, lâcheté). Vous me semblez être un petit poucet semant des duels partout où il passe à ce que je perçois de vous. À ce propos, les duels au 18ième siècle se faisaient avec des épées non avec des gants de boxe. Certes, on se battait chez les romains avec les mains -- (rien à voir entre Rome et mains. Ne le prenez pas ainsi pour votre éducation de la langue française.) Le Pugilat romain, de Pugilatus : combat à coup de poing, ne se pratiquait pas pour les duels à cette époque. À moins que vous aimiez la savate, la fameuse boxe française? Si par ces derniers ustensiles, que vous désirez fournir gratuitement, vous pensez à me fracasser la gueule, m'en voilà absolument ravi. De par votre belle initiative, vous me démontrez votre caractère polonais, on ne peut mieux faire. Pourquoi polonais? Et bien parce que dans ce pays, on aime les duels. Les questions d'honneur, comme le jeu d'échecs dans les villages et petites villes polonaises, sont une affaire strictement culturelle dans ce pays très catholique.
De ce fait, vous me faites penser à un de mes maîtres en littérature, Witold Gombrowicz. Il écrivit un roman que nous pouvons aisément classer avec le Don Quichotte de La Mancha de Cervantès, Ferdidurke (1937). Dans Feydydurke, deux personnages, Mientus et Siphon, s'affrontent dans un duel de grimaces. Duel grâce auquel ils vont finir par devenir ce qu'ils miment et je le cite dans la collection 10/18 : « Mientus et Siphon saisissaient leur tête à pleines mains pour en faire une arme. Je balbutiai : - Ayez pitié de vos visages ! Le visage n'est pas un objet, c'est un sujet, c'est un sujet ! On avait atteint le point où l'on perd son propre visage. Les mines qu'ils avaient faites au cours de leur duel s'étaient collées à leurs visages ». Ils deviendront leurs propres gueules. À cela Gombrowicz insiste sur le fait, je lui donne raison comme à beaucoup d'auteurs polonais de l'époque puisqu' ils surent comprendre nos temps « modernes », que « nous ne sommes, en profondeur, que d'éternels blancs-becs. » (Journal 1957-1960, chez Denoël). Nous deviendrons nos propres gueules, celle que nous nous serons constituée pour nous opposer l'un à l'autre. Mais je ne suis pas polonais, je ne fais pas de boxe et je ne vis pas au 18ième siècle. Ces trois points soulevés par votre belle missive me posent problème et dans ce sens je ne puis être un candidat pour votre combat. Par contre, trouvez-moi un remplacement et tel Franz Kafka, je vous ferai avec plaisir la « Description d'un combat. »(Éditions GF-Flammarion, 1988).
Par ailleurs, votre fantasmatique diatribe : « Nous voyons une "tolérance" provenant d'un réflexe des annèes 39 , ambiance ou l'on se débarrasait vivement de tout ce qui gènait . » écrite avec des fautes ainsi que la bave « ... prête à nous mettre dans des camps. » me laissent dans une perplexité sans bornes. Vous avez un très mauvais sens de l'orientation politique. Cependant, je tiens à vous pardonner car j'apprends par vous-même que vous avez à peine pris connaissance de ma langue, le français, « QUE depuis 5 ans ». Ah, si au moins vous aviez appris le breton au cours de votre repas avec vos amis de la belle Bretagne, que cela aurait évité tant de désagrément. Mais, vous n'en faites qu'à votre gueule de polonais. Gombrowicz avait donc bien raison de l'honnêteté polonaise. Au moins vous avez de l'humour.
