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Toujours le faux argument de la qualité de la langue

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Michel Simard
Envoyé Le vendredi 08 février 2008 14:00



Ça me désole de voir ces colonisés qui sous-tendent qu'il ne faut pas que le français soit utilisé dans les relations normales au Québec sous prétexte que certains locuteurs québécois d'origine font des fautes de français. Comme ces perleux qui pensent qu'écrire au passé simple est plus correct qu'employer le passé composé, alors qu'ils écrivent "il eût" du subjonctif imparfait plutôt que "il eut" du passé simple, et qui s'emmêlent dans leurs concordances des temps et ne savent conjuguer le vous. Pas fort fort.

Quelle rhétorique fallacieuse. Comme si tous les anglophones ne faisaient jamais de faute en anglais. Je ne compte pas les fois où on entend "If I was" pour le passé conditionnel au lieu de "If I were" comme toute bonne grammaire anglaise le prescrit. Par ailleurs, je me rappelle combien mes professeurs à McGill enrageaient de tous ces étudiants qui ne savaient pas écrire l'anglais - pourtant de purs anglo-Montréalais et beaucoup de Torontois.

Alors, M. Desrochers, vos exemples sont complètement hors propos. La question n'est pas de savoir si untel écrit bien ou s'il connait toutes les règles d'accord des verbes et des participes passés. La question est :
Voulons-nous, oui ou non, continuer de parler français ?

Il semble que pour M. Desrochers la réponse soit non. Et il semble que la ministre St-Pierre s'en fiche complètement.

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