Vos réactions

Savoir se brancher !

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Cécilien Pelchat (tahcl@cite.net)
Envoyé Le vendredi 08 février 2008 08:00



Il est ahurissant de voir tout ce brassage d'opinions au sujet de la langue francaise au Québec.Plus ou moins de lecture,plus ou moins d'écriture,plus d'insistance sur l'oral,plus de correction de l'orthographe,etc.Ca n'en finit plus.Relisez les journaux d'il y a trente ou quarante ans et vous m'en donnerez des nouvelles.Nous radotons...Savons-nous ce que nous voulons ? Si oui,agissons ! Sinon,nous pourrions avoir la mauvaise surprise qu'a eue la Nouvelle-Anglettre francaise entre 1945 et 1960. En moins d'une génération,nos voisins francophones du Maine,New Hamshire,Vermont ont décroché complètement du fait francais bilingue qui ne menait nulle part et qui leur imposait que des fardeaux additionnels quand ce n'était pas des railleries. C'était nos frères de sang,très attachés ,comme nous,à la langue francaise qu'ils avaient recu des mêmes ancêtres que nous et
qu'ils ont gardé jalousement longtemps,malgré un ostracisme qui ne cachait même pas son racisme dans le haut clergé irlandais catholique. Dans la moitié d'une génération que j'ai bien connue,tant par des confrères de collèges que par de la parenté dans ces états,une jeunessse bien décidée à ne
plus servir de paillasson,a refusé de perpétuer l'usage d'une langue secondaire pour vivre normalement;et ce,malgré la proximité du Québec,leur mère patrie.
Si nous ne nous décidons pas à vivre en peuple normal,soit totalement en francais ici,immigrés de longue date ou non,anglo ou non,le même scénario peut fort bien se répéter .Et cette fois ,à la grande surprise de nos utopistes de tout accabit,c'est la population à la base qui le réclamera. Et ce sera d'autant plus facile à réaliser que le pourcentage de francophones sera élevé. Branchons-nous !
Est-ce cette perspective que nous désirons pour 2025 ? Si oui,bilinguisons au plus sacrant et qu'on en finisse ! Sinon,poussons le fait francais à sa place normale,soit toute la place. Mon épouse,de langue maternelle anglaise,
rigole bien de notre impasse collective;Quand va-t-on se décider me répète-t-elle ? Venue au Québec après notre mariage en 1958,et décidée de concert avec moi que nos
enfants serait de langue francaise au Québec,point ! Elle nous a donné souvent à tous des lecons de fierté francaise,elle qui n'a jamais pu se défaire vraiment de sa prononciation du francais à l'anglaise.Mais qui a appris aussi à l'écrire mieux que la moyennem des collégiens d'aujourd'hui.Mais elle voulait que nos enfants soient normaux et elle en a pris les moyens.La fierté monsieur.Je l'ai vu plusieurs fois interpeller des serveuses,agents de police,téléphonistes,etc en leur demandant dans un francais
correct pourquoi ils ne parlaient pas francais ici .Plusieurs interpellés en rougissaient d'entendre en francais une anglophone naturelle leur poser cette question,car la plupart étaient des francophones colonisés habitués à courber l'échine et se pâmer d'admiration de pouvoir dire deux mota en anglais.C'est de cet aplatissement béat devant tout ce qui s'appelle anglophonie dont nous devons nous défaire si nous voulons vivre et respirer comme un peuple normal. Et sacrez-nous la paix avec votre francais au travail s'il y a plus de dix employés ou moins;c'est du ratatinage intellectuel;comme si on devait mesurer la valeur de l'idiome que l'on utilise au nombre de personne minimal qui oeuvre dans un lieu de travail.
Si nous savons nous dire oui une bonne fois pour toute,peut-être saurons-nous dire, comme le très vieil homme de Lafontaine à qui un quidam demandait:``Pourquoi,pépère plantez-vous encore un arbre à votre âge;passe encore de semer,mais planter à votre âge ?`` Et le vieillard de répondre:``Peu importe de moi...mais mes arrières petits me devront cet ombrage. Cécilien Pelchat
``tahcl@cite.net``
1276 Bourg-Louis
Saint-Raymond,Québec
















québec

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com