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Il suffisait de presque rien....

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Jean-G. Lengellé (jeangeorges.lengelle@sympatico.ca)
Envoyé Le jeudi 07 février 2008 08:00



Que voilà donc enfin une bonne nouvelle que cette volonté du sommet de la pyramide d'imposer un minimum de rigueur pour la langue!
Il suffisait de presque rien en effet pour corriger les effets pervers de la mise en place des programmes en éducation de 1980 par les fonctionnaires du Ministre J-Y Morin (1976-1980) et de ses successeurs.
Car succombant au mythe généralisé de cette frénésie à vouloir faire de la communication la panacée universelle, chacun de ces programmes comportait comme objectif de réussite : Que l'élève le dise dans ses mots. Et curieusement on retrouve cette même absurdité dans les programmes actuels du secondaire (mouture 1995).
Donc peu importe qu'il jargonne, baragouine ou gesticule, si l'élève de la maternelle à la fin du secondaire émettait quelque son ou quelque signe de compréhension on pouvait considérer qu'il rencontrait les normes du succès.
Pas étonnant que la gangrène se soit répandue dans tout le système où sous couvert de normes de réussite du plus grand nombre la rigueur avait quitté l'école.
La cerise sur le gâteau revient sans conteste au Ministre de l'édukation François Legault qui "communiquait" il y a quelques années en entrevue au Midi 15 de Jean Dussault:" Quand que j'chu t'arrivé au ministère....". Alors comme l'exemple vient d'en haut....
Comment veut-on que dans ces conditions les enseignants qui entraient dans le métier n'aient pas perdu pas leurs illusions?
Il faut reconnaître cependant que l'expression "dans tes mots" a, Dieu soit loué disparu des programmes de la "réforme"au moins pour le primaire.
Peut-être pourrait-on profiter du besoin en conseillers pédagogiques pour s'assurer que ces personnes soient formées correctement et aient un minimum d'expérience de plusieurs années. En effet, autre aberration du système, les programmes en ortho-pédagogie pour ne citer que ceux-là sont offerts à des jeunes à la sortie du CEGEP. Ils auront pour tâche de corriger ce qu'ils ne peuvent connaître parce qu'ils ne l'auront jamais enseigné eux-mêmes. Ajouter par exemple comme condition d'admission 10 ans d'expérience en enseignement ne serait pas un luxe et leur conférerait un véritable statut de spécialiste.
Il y a dans l'intervention de la Ministre une autre lueur d'espoir. Ce sont les "passerelles" pour les diplômés en lettres et linguistique. Souhaitons que le concept s'étende rapidement et que l'on augmente l'importance du contenu pour diminuer celle de la pédagogie jusques et y compris dans les programmes de formation des maîtres en prenant pour exemple ce qui se fait ailleurs, soit un bacc disciplinaire de 3 ans et une seule année de pédagogie par la suite pour les futurs profs du secondaire.
Donc beaucoup de bons points à distribuer, et un en particulier pour le camarade Réjean Parent qui outre son appui à l'action fait preuve d'un remarquable sens de l'humour envers les remarques de la Ministre Jérôme-Forget à son endroit.

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