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Un retour aux sources

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Mme Raphaella Robitaille (patraph@tlb.sympatico.ca)
Envoyé Le jeudi 07 février 2008 08:00



Madame la Ministre,
J'ai pris connaissance de votre plan d'action pour l'amélioration du francais en lisant l'article d'Antoine Robitaille dans le Devoir. Au début de ma carriêre d'enseignante en 1967, le français était une priorité à l'école dans toutes les matières, même en Mathématique, je soulignais les fautes dans les travaux écrits. Je me souviens lorsque l'accent a été mis sur le français oral et que le programme cadre est arrivé, les priorités ont changé. Il fallait que l'élève apprenne à s'exprimer devant la classe et soit capable de donner son opinion, ce qui était une bonne chose en soi.Les exigences en français écrit ont commencé à diminuer.Il fallait mettre l'accent sur les idées.. , on laissait passer les fautes et l'évaluation est devenue plus globale. Les nombreux changements de méthode et l'abandon de l'enseignement systématique de la grammaire et de la syntaxe ont mené à la détéroraton que l'on connaît maintenant. Il a fallu la baisse marquée dans les concours internationaux pour que le ministère se réveille.Plusieurs intervenants en éducaton y compris les enseignants eux-mêmes n'ont pas été écoutés.On leur a imposé la réforme et on n'a pas tenu compte de leurs observations et de leur demandes. Quand les tenors politiques anciens ou pas parlent, on les écoute...mais les premiers concernés, ceux qui sont sur le terrain ne sont pas entendus.On a souvent jeté le bébé avec l'eau du bain dans le passé et on voit les résultas que cela donne.
Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il faut revenir sur tous les contenus des programmes et axer l'enseignement sur les connaissances. L'évaluation devra se faire dans le même sens.Apprendre demande un effort et l'étude systématique de la grammaire devra revenir à la mode. Les enseignants doivent en effet savoir de façon précise ce que l'enfant doit maîtriser à chaque étape de son apprentissage.Les examens communs obligatoires devront être pris au sérieux. Si la promotion automatique à un niveau supérieur continue, à quoi servira les efforts soutenus ? Il faudra accepter l'échec et le redoublement.
Le soutien aux enseignants est important mais les changements proposés devront être bien reçus par ceux-ci et on devra leur donner le droit et la possibilité d'émettre leur avis à ce sujet.
La formation des maîtres devra être revue et corrigée.Les critères de sélection devront être rehaussés.
En terminant Madame la Ministre, je souhaite que le retour aux sources soit bien accueilli et que les tenors du ministère de l'Educaton se souviennent que les spécialistes sont dans les écoles.Les experts ne sont pas tous dans les bureaux...
Le français, l'âme de la nation québécoise comme vous le dites doit reprendre sa place d'honneur à l'école.
Il est temps de répondre aux demandes des enseignants et de leur faire confiance.
une enseignante retraitée
Raphaëlla Robitaille

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