Cinéma - Les 3 P'tits Cochons dominent la course aux prix Jutra

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Odile Tremblay
Édition du jeudi 07 février 2008

Mots clés : Patrick Huard, 3 P'tits Cochons, Jutra, Prix, Cinéma, Québec (province)

Luc Déry, Stéphane Lafleur et Kim McCraw de l'équipe du film Continental, un film sans fusil, qui arrive au deuxième rang avec huit nominations.

Photo: Pedro Ruiz

La dimension commerciale du cinéma québécois a pris le pas sur les oeuvres d'auteur avec les 13 nominations aux 3 P'tits Cochons de Patrick Huard, poulain de tête des dixièmes prix Jutra: meilleur film et meilleur scénario (quand même; Huard n'est pas dans la course au meilleur réalisateur). Le voici donc surreprésenté, notamment dans les catégories d'interprétation: meilleur acteur (Claude Legault), meilleure actrice (Isabel Richer), meilleure actrice de soutien (Julie Perreault), meilleur acteur de soutien (Paul Doucet et Guillaume Lemay-Thivierge). Il recevra aussi le Billet d'or du film ayant récolté les plus grosses recettes aux guichets. Rappelons toutefois que Bon cop, bad cop d'Érik Canuel, équivalent des 3 P'tits cochons, 12 fois en nomination l'an dernier, n'avait récolté au palmarès que la statuette du meilleur montage, en plus du Billet d'or.

Continental, un film sans fusil de Stéphane Lafleur, chouchou de la critique, arrive au deuxième rang avec huit nominations, dont celles pour le meilleur film, le meilleur scénario et le meilleur acteur de soutien (Réal Bossé). L'Âge des ténèbres de Denys Arcand atterrit dans six catégories: film, réalisation, scénario, meilleur acteur (Marc Labrèche) et meilleure actrice (Sylvie Léonard). Le commercial Nitro d'Alain Desrochers est étrangement très présent, six fois finaliste, surtout dans des catégories techniques il est vrai, à l'exception d'une nomination à Guillaume Lemay-Thivierge pour le prix du meilleur acteur. Le jeune premier se dédouble puisqu'il concourt également comme meilleur acteur de soutien dans Les 3 P'tits Cochons.

Ma fille, mon ange est finaliste dans cinq catégories, dont celles de la meilleure actrice pour Karine Vanasse et de la meilleure actrice de soutien pour Laurence Leboeuf. La Brunante de Fernand Dansereau, Contre toute espérance de Bernard Émond et Silk de François Girard sont nommés trois fois chacun.

Le film canadien Shake Hands With The Devil du Canadien Roger Spottiswoode devient québécois puisqu'il a été retenu deux fois aux Jutra, soit pour le meilleur acteur (Roy Dupuis) et pour le montage.

Quatre longs métrages concourent dans la catégorie du meilleur film. Aux côtés de Continental, de L'Âge des ténèbres et des 3 P'tits Cochons, on trouve La Brunante de Fernand Dansereau. Pour la meilleure réalisation, Arcand (L'Âge des ténèbres) et Lafleur (Continental) affrontent Émond (Contre toute espérance) et Dansereau (La Brunante).

Présidée par la comédienne Danielle Proulx, qui succède à Michel Côté, et animée pour la troisième année par Normand Brathwaite, cette dixième cérémonie des Jutra sera rediffusée à Radio-Canada le 9 mars prochain. Dès 17h30, trois émissions spéciales la célébreront: La Fête des Jutra, remontant les dix ans du gala, La Fièvre des Jutra, un survol des nominations de l'année, et Le Tapis rouge des Jutra, une rencontre avec les artistes et les artisans avant la cérémonie. Radio-Canada et l'Association des propriétaires de cinémas et de ciné-parcs souligneront de leur côté ce dixième anniversaire avec «Lumière sur les Jutra», des projections gratuites des quatre candidats au meilleur film (un par soir), du 25 au 28 février, dans 16 salles de cinéma du Québec.

Henry Welsh, délégué général de la Grande Nuit du cinéma, faisait remarquer hier que la première année des Jutra, 16 films québécois étaient en lice, contre 32 aujourd'hui. La production s'accroît.

Dans la section documentaires concourent Americano de Carlos Ferrand, Au pays des colons de Denys Desjardins, Le Peuple invisible de Richard Desjardins et Robert Monderie ainsi que Up the Yantze de Yung Chang. Des nouvelles du Nord de Benoît Pilon n'est malheureusement pas du lot.

Il y a bien des oubliés et des semi-oubliés cette année, dont Le Ring d'Anaïs Barbeau-Lavalette, présent uniquement pour la meilleure direction artistique et la meilleure musique. Son interprète principal, Maxime Desjardins-Tremblay, reste sur la touche comme meilleur acteur. Gilbert Sicotte, retenu en nomination aux Génie canadiens, n'est pas finaliste comme meilleur acteur de soutien pour Continental. Quant au délicieux Bluff de Simon-Olivier Fecteau et Marc-André Lavoie, il n'est représenté que par Emmanuel Bilodeau (meilleur acteur de soutien). Ces nominations pleines de trous ne font pas que des heureux.


Vos réactions


Aucun commentaire ... soyez le premier !

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com