Le président de la CSQ est un rêveur, dit Jérôme-Forget
Mots clés : Monique Jérôme-Forget, Réjean Parent, CSQ, Gouvernement, Éducation, Québec (province)
Réjean Parent souhaite un réinvestissement massif en éducation

Photo: Jacques Nadeau
Sourire aux lèvres, la grande argentière du gouvernement Charest a reproché au leader syndical de rêver en couleur. «Je l'aime bien, M. Parent, vous savez, je l'aime beaucoup, mais il est dans les nuages», a-t-elle lancé, tout juste avant une réunion de l'équipe parlementaire libérale à l'Assemblée nationale.
Les revenus de l'État sont tout simplement insuffisants pour se permettre une pareille largesse, a expliqué la ministre des Finances. Déjà, le gouvernement du Québec a réduit de 2,5 % à 1,8 % ses prévisions de croissance économique pour l'année qui vient. Par conséquent, il faut s'attendre à une marge de manoeuvre budgétaire passablement réduite, a averti la ministre. «Au budget, cela laisse moins de marge de manoeuvre pour poser des gestes. Ça limite ce que l'on est capable de faire. Il va falloir établir des priorités», a-t-elle dit.
«Ce n'est pas une question d'argent, mais une question de volonté politique, ce qui fait visiblement défaut à Mme Jérôme-Forget et à son gouvernement, a rétorqué M. Parent par voie de communiqué. Je lui rappellerai qu'elle disposait de près d'un milliard de dollars provenant du gouvernement fédéral, que son gouvernement a préféré gaspiller en baisses d'impôt plutôt que de l'investir pour améliorer les services publics. Les besoins en éducation sont réels et il faut s'inquiéter de l'avenir de nos jeunes.»
Selon lui, le sous-financement touche l'ensemble du réseau, ce qui entraîne un manque d'enseignants, de professionnels, de bibliothécaires et de personnel de soutien. Néanmoins, ce n'est pas un chèque de 1,5 milliard d'un coup qu'exige la centrale, mais l'amorce d'un processus de remise à niveau du réseau québécois, a fait valoir M. Parent. «L'effort n'est pas de 1,5 milliard demain matin, mais il faut que le train se mette en marche pour au moins rejoindre la moyenne canadienne», a-t-il dit.
M. Parent invite donc la ministre des Finances à s'inspirer du «père de la Révolution tranquille», Jean Lesage, pour trouver le courage d'«investir les montants nécessaires afin de maintenir les acquis en éducation»
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Avec Le Devoir

