Mots clés : secteur manufacturier, plan d'aide, Forêt, Gouvernement, Canada (Pays)
Les députés fédéraux ont accepté à l'unanimité hier d'accélérer la mise sur pied du plan d'aide d'un milliard de dollars pour les secteurs manufacturier et forestier.
Cette unanimité n'a cependant pas mis fin aux critiques. Les partis d'opposition estiment que cette aide est insuffisante et qu'elle est mal répartie. Le Bloc québécois promet de continuer à lutter afin que le Québec obtienne plus que les 217 millions en trois ans prévus par ce plan. Déjà, le premier ministre Jean Charest juge que les montants annoncés ne sont pas suffisants, même s'il se réjouit de la décision des conservateurs de ne pas lier leur aide à l'adoption de son budget. «Le gouvernement fédéral a écouté, à juste titre, parce que nous, on n'avait jamais compris véritablement la décision au départ de ne pas rendre l'argent disponible immédiatement, d'autant plus que les besoins sont immédiats. [...] C'est certainement un pas dans la bonne direction. Il reste encore des choses à faire», a-t-il dit hier. «Il reste du travail à faire, entre autres, au niveau de la fiscalité, [...] que ce soit au niveau de la recherche et du développement, de l'aide aux travailleurs âgés», a ajouté M. Charest. Le ministre des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, ajoute pour sa part qu'Ottawa nage dans les surplus et que le coup de pouce accordé au Québec, soit près de 200 millions, ne représente qu'environ 10 % des sommes avancées par Québec.