Opinion
Libre-Opinion: En réaction au témoignage de Norman Spector
Mots clés : Mulroney, Comité de l'éthique de la Chambre des communes, Norman Spector, Gouvernement, Justice, Canada (Pays)
Nous sommes surpris et déçus de voir que Norman Spector, un de nos anciens collègues et chef de cabinet du premier ministre, un poste que nous avons tous eu le privilège d'occuper, a fait hier un ensemble d'allégations lors de sa comparution devant le Comité de l'éthique de la Chambre des communes. [Notre réaction est liée au fait qu'il a promis] de dévoiler les sources des paiements en argent comptant envoyés au 24 de la promenade Sussex pendant la période où il était le principal conseiller politique et homme de confiance de M. Brian Mulroney.
Le remboursement des dépenses personnelles du ménage des Mulroney, des dépenses de M. Mulroney en qualité de chef du parti ainsi que des dépenses légitimement engagées dans le cadre de son rôle au sein du gouvernement, et donc remboursables par son employeur, a été traité par le truchement d'une méthode de distribution basée sur les factures ou les autres preuves de dépenses, en plus d'une évaluation consciencieuse de la raison d'être de chaque dépense.
Essentiellement, les dépenses mensuelles étaient réparties en trois catégories: les dépenses pour le compte du gouvernement, les dépenses pour le compte du parti et les dépenses personnelles. Les demandes de remboursement par le gouvernement étaient envoyées au Bureau du conseil privé pour y être traitées. Les reçus qui devaient être remboursés par le parti étaient acheminés au Fonds PC du Canada. Les factures de dépenses personnelles étaient envoyées au comptable personnel de M. Mulroney, à Montréal, dans le but d'être payées.
Cette méthode de remboursement n'a jamais donné lieu à des malentendus ou à des désaccords entre l'une ou l'autre des trois sources distinctes quant au caractère adéquat de l'attribution entre celles-ci
En outre, cette méthode ne diffère d'aucune façon des méthodes de remboursement suivies par n'importe quel employé qui voyage ou assume des frais dans le cadre de son travail. Les sommes n'étaient pas importantes compte tenu de l'étendue des responsabilités des Mulroney et du fonctionnement journalier de leur ménage.
Le personnel administratif recevait les demandes et les paiements et effectuait les remboursements. Nos étions responsables de surveiller le système. Le Fonds PC du Canada payait directement les demandes de remboursement ou envoyait un chèque qui devait être déposé par un employé du cabinet du premier ministre. Lorsque le ménage avait besoin d'argent comptant pour ses achats, ces sommes étaient envoyées à la résidence.
À la lumière de notre expérience, cette pratique n'était ni indésirable ni sensationnelle. Cette méthode était directe. Si un aspect de cette façon de procéder avait inquiété M. Spector alors qu'il était chef de cabinet, il détenait la pleine autorité pour apporter les changements qu'il jugeait nécessaires.

