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Le défi...de l'immigration, de la francisation et de l'intégration

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bernard st-amour
Envoyé Le mardi 05 février 2008 22:00



Jacques Parizeau lui-même a déjà déclaré(en anglais!) qu'il faudrait botter le derrière aux étudiants francophones qui refuseraient d'apprendre l'anglais; aussi la profession de foi de Mme Marois pour le bilinguisme collectif ne me choque pas autant que d'autres. Mais je ne peux accepter qu'elle endosse la politique d'immigration des Libéraux avec leur cible démentielle de 55,00 immigrants par an au Québec, soit plus que le double, proportionnellement, de ce qu'admettent les États-Unis, pays dont la croissance est historiquement fondée sur l'ouverture à immigration.
Car il y a deux genres d'immigrations. L'immigration SÉLECTIVE enrichit et renforce une société; l'immigration MASSIVE l'appauvrit et l'affaiblit. Les immigrants admis au Québec devraient parler français à 80%, comme la nation qui les accueille, et posséder l'instruction ou la formation professionnelle leur permettant de répondre à nos besoins de main-d'oeuvre qualifiée. Nous n'avons besoin ni d'oiseaux de passage qui émigrent au ROC après quelques années, ni de futurs assistés sociaux supplémentaires, mais de concitoyens qui prennent racine chez nous et contribuent à notre développement collectif.
Quant au français, le laxisme croissant avec lequel on le parle et on l'écrit, y compris sur ce site, reflète sans doute celui avec lequel on l'enseigne, y compris à nos futurs enseignants! Un vigoureux coup de barre s'impose pour ramener rigueur et qualité à notre langue commune, même si cela constitue une "contre-réforme" aux yeux de Pauline Marois. Sinon, c'est au sein du Canada que le Québec deviendra, comme nous le prédisait si sottement Jean Chrétien lors du référendum de 1995, "un gros Nouveau-Brunswick".

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