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Le Québec sera-t-il bilingue ou diglote?

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Michel Dion (micheldion49@hotmail.com)
Envoyé Le mardi 05 février 2008 16:00



Mal cerner la réalité est l'une des pires erreurs intellectuelles que l'on puisse commettre. Le mot diglossie, terme de socio-linguistique, est celui qui définit le mieux notre situation. Parler de bilinguisme, dans le cas du Québec, est une fraude! La diglossie est le lot des peuples colonisés, envahis, dominés, qui négligent leur langue, ce qui leur semblent sans importance, pour maitriser la vrai, celle du dominateur qu'on se targuera de bien parler! Lorsqu'il y a deux langues, il y en a toujours une de trop, deux mille ans d'histoire nous l'ont appris.
Si madame Marois n'a pas compris dans quel état se trouve la nation qu'elle souhaite diriger, elle est aussi indigne à la gouverner que Jean Charest. Hélas...
La richesse ne vient pas de la langue parlée, mais de l'innovation et de la productivité d'une société, ceci dit, on trouvera toujours quelques commis bilingues pour vendre tout ça. La langue anglaise a-t-elle fait de Terre-neuve une région riche? Non. Elle n'a pas enrichit l'Alberta non plus, c'est le pétrole qui l'a fait.
Faute de culture, nous ne voyons plus notre société que comme un vaste centre commercial propre à satisfaire les besoins individuels.
Ça sent le début de la fin. La mort sera douce et les fêtes du 500ième anniversaire de Québec se feront, sans doute, en anglais. Voilà ce que mérite un peuple qui n'aura rechercher que son confort.
Vive la Norvège!

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