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Les gérants d'estrades de l'éducation.
Maintenant, je vais parler en fonction de ce que je connais. Le collégial a fait la transition de l'approche par objectifs à celle par compétences au début des années 90 et cela fonctionne. Il y a encore des enseignants du côté technique qui n'ont par les aptitudes ou les compétences d'enseignant requises pour se retrouver devant une classe mais ils se débrouillent tout de même. La formation professionnelle a entamé ce virage à la fin des années 80 et ce niveau académique est devenu, par le fait même, crédible auprès de l'opinion publique. Ce que je dit pour la formation générale du primaire et du secondaire est que cette réforme n'est pas mauvaise en soi mais qu'elle manque de ressources. Cher gouvernement, réagissez!! Il n'y a pas encore assez d'enseignants qui sortent des universités et qui maîtrisent cette approche pour que celle-ci soit bien intégrée dans le système de l'éducation. Il manque aussi de nombreux professionnels pour le soutien au développement et cela implique le financement, comme tout le reste d'ailleurs. Autre lacune, la formation continue des enseignants actuels semble aussi déficiente car certains d'entre-eux prêchent aussi par ignorance en affirmant que l'on a sorti les connaissances des écoles. C'est à croire qu'ils ne connaissent pas la définition citée plus haut. Un autre élément qui nuit à la réforme, c'est ce petit groupe qui est tout simplement réfractaire au changement car ce serait lui demander de faire un effort pour mettre à jour son matériel pédagogique et cela, il n'est pas "motivé" de le faire. Pour ce groupe, on n'a d'autre choix que de lui demander de faire un examen de conscience car cette procrastination nuit aux élèves. Finalement, c'est le devoir des commissions scolaires et surtout du gouvernement, la réforme doit être expliquée et comparée pour les parents ce sont eux qui soutiennent leurs enfants et pour les accompagner, ils doivent eu aussi comprendre le langage et les rouages de cette réforme.
