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Les gérants d'estrades de l'éducation.

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Paul-Anthony Ashby
Envoyé Le lundi 04 février 2008 15:00



La bisbille au PQ ne m'intéresse pas. Ce qui m'inquiète, c'est la crédibilité que l'on accorde à l'opinion des personnalités publiques sur tous les sujets qu'on leur soumet. Pour commencer, il serait temps que les médias aillent chercher ou sonder l'opinion des professionnels du milieu de l'éducation pour connaître les effets réels de la réforme plutôt que d'aller sonder des personnalités publiques qui n'ont aucune idée concrète de la réforme. Mario Dumont, Bernard Landry, Jean-François Lisée et Joseph Facal ont beau être instruits, il semble qu'ils n'ont aucune espèce d'idée de la définition d'une compétence. Certains d'entre eux, ont beau être des professeurs à l'université, cela ne veut pas dire qu'ils sont des professionnels de l'éducation. D'ailleurs, je suis certain que bien des gens ont connu des professeurs tout simplement pourris du point de vue pédagogique. Sans vouloir le vexer, l'insulter ou douter de ses talents d'économiste, il paraît que Jacques Parizeau n'était pas des plus intéressants en classe, du moins, dans les années 70. Lorsque les gens indiquent que l'on a mis de côté les connaissances au profit des compétences, ils prêchent par ignorance. Une compétence implique une acquisition de connaissances en plus d'une application de celle-ci. De toute façon, est-ce que l'on demande à un économiste de nous faire un examen médical? Pour ma part, je m'abstiens et je demande à un médecin de le faire. Cela m'assurerait de ne pas avoir à une prescrire de RÉER pour un mal de tête.
Maintenant, je vais parler en fonction de ce que je connais. Le collégial a fait la transition de l'approche par objectifs à celle par compétences au début des années 90 et cela fonctionne. Il y a encore des enseignants du côté technique qui n'ont par les aptitudes ou les compétences d'enseignant requises pour se retrouver devant une classe mais ils se débrouillent tout de même. La formation professionnelle a entamé ce virage à la fin des années 80 et ce niveau académique est devenu, par le fait même, crédible auprès de l'opinion publique. Ce que je dit pour la formation générale du primaire et du secondaire est que cette réforme n'est pas mauvaise en soi mais qu'elle manque de ressources. Cher gouvernement, réagissez!! Il n'y a pas encore assez d'enseignants qui sortent des universités et qui maîtrisent cette approche pour que celle-ci soit bien intégrée dans le système de l'éducation. Il manque aussi de nombreux professionnels pour le soutien au développement et cela implique le financement, comme tout le reste d'ailleurs. Autre lacune, la formation continue des enseignants actuels semble aussi déficiente car certains d'entre-eux prêchent aussi par ignorance en affirmant que l'on a sorti les connaissances des écoles. C'est à croire qu'ils ne connaissent pas la définition citée plus haut. Un autre élément qui nuit à la réforme, c'est ce petit groupe qui est tout simplement réfractaire au changement car ce serait lui demander de faire un effort pour mettre à jour son matériel pédagogique et cela, il n'est pas "motivé" de le faire. Pour ce groupe, on n'a d'autre choix que de lui demander de faire un examen de conscience car cette procrastination nuit aux élèves. Finalement, c'est le devoir des commissions scolaires et surtout du gouvernement, la réforme doit être expliquée et comparée pour les parents ce sont eux qui soutiennent leurs enfants et pour les accompagner, ils doivent eu aussi comprendre le langage et les rouages de cette réforme.

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