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Non aux ragots et rumeurs!

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Michel Lebel
Envoyé Le lundi 04 février 2008 13:00



Commentaire additionnel. Nous sommes ici dans le domaine de l'éthique publique où les règles écrites sont souvent absentes ou floues. Un chef de cabinet de premier ministre ne serait pas astreint à un code d'éthique formel, mais à une obligation informelle de grande réserve. Cette dernière exigence me semble aller de soi, mais je partage l'avis d'Hubet Thibault, ancien chef de cabinet de Lucien Bouchard, « que la loyauté s'arrête où commence le code criminel ». Si Norman Spector avait été témoin d'actes potentiellement criminels de son patron Brian Mulroney ou de membres de son entourage, il aurait dû, depuis les 16 ans écoulés, en faire partie à la police. Ce qu'il n'a pas fait, semble-t-il. L'autre voie, c'est de faire du placotage, des procès d'intention ou par association et de détruire à la légère, non éthiquement, des réputations. C'est un peu et beaucoup le reproche que Jean Chrétien faisait à la Commission Gomery. Que la police enquête, qu'elle réunisse des preuves d'actes criminels et qu'elle poursuive les personnes, le cas échant, disait en termes plus colorés l'ancien premier ministre. Il y avait là une bonne dose de sagesse dans ces propos. Autrement on marine dans les ragots, les fausses rumeurs et les suppositions de toutes sortes. Ce qui ne peut que nuire à la qualité de la vie démocratique

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