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Le Devoir : d'hier à demain en passant par aujourd'hui
Situation amenant au genre d'aporie constatable ci-dessous. Où l'on peut voir discourir -- jusqu'en titre même -- à propos d'un quidam, nonobstant que celui-ci ait «disparu» (cela en première 'ligne'). Mais plus encore, en seconde 'ligne' (i.e. à un méta-étage/niveau), sera-t-il question d'un autre monsieur, jusqu'en titre même également, dont la tête seulement, en ce cas-ci, aura été 'coupée'. Le tout rendant, donc, la 'chose' dorénavant complètement inintelligible, pour quiconque 'entrant ici' et essayant de s'y retrouver.
On en serait ainsi rendu à un 'Moment' de l'histoire de l'expression, eu égard à la liberté, où soit on vous 'la coupe' entièrement, ou où on se confinerait à faire disparaître parfois le messager (son identité) derrière (au profit de) son seul message auquel, à lui tout au moins, on pourrait laisser vie et visibilité.
Cela r'évoquerait-il donc les petites lettres (anonymes) de Frère Untel (à Laurendeau) ? Ou cela révoquerait-il, au contraire, l'esprit ayant présidé à tel anonymat ? Cherchez, vous trouverez.
Quoiqu'il en soit, LA Question, ici, consistait/consiste à déterminer ce qu'il sied de laisser dire ou non en un endroit tel celui-ci. Y a-t-il des limites et, si oui, lesquelles ? Il s'avérerait on ne peut plus intéressant de 'faire comparaître' là-dessus un éminent Julius Grey, venant incidemment tout récemment de rappeler dans le Journal que la liberté d'expression existerait justement en vue de... la liberté d'expression des idées les plus marginales ou inusitées, attendu que, la plupart du temps, en régime démocratique plus particulièrement, la majorité, elle, n'éprouve guère de misère à faire connaître son ou ses points de vue. Or, c'est, aujourd'hui, ce qu'on tendrait à faire/laisser 'paraître' le moins -- les points de vue minoritaires --, du fait que ce ne serait pas très très 'rentable' de laisser ('trop trop') libre cours à ce qui déplaît à la multitude.
Si bien qu'ainsi, au chapitre de l'Évolution, il semble qu'on régresserait ou qu'on serait bien plus en voie de régresser que d'avancer ou de s'élever. Mais de quoi est-il question ici, déjà ? De censure. De censure du vulgaire. Du mal-élevé. Du mal-appris. Du sexisme. Ou de connexe. Mais est-ce bien ainsi, par la censure, qu'on peut le mieux ou le plus durablement endiguer ou prévenir le vulgaire, l'inconvenant, l'irrévérencieux, le carrément irrespectueux ? Pas sûr.
Il n'est pas sûr, en effet, qu'il en soit à cet égard comme de détritus nauséabonds traînant dans les rues, qu'on n'a guère d'autre choix que de les retirer de là au plus sacrant. Il semble, plutôt, qu'eu égard aux propos-déchets, on puisse avoir, occasionnellement ou ponctuellement tout au moins, avantage à en 'laisser traîner' là certains à la vue, de manière à ce qu'ils répugnent là même et qu'ainsi ils détournent la plupart d'en imiter la reproduction ou, mieux, qu'ils incitent à admonester vertement directement leur(s) auteur(s), le(s)quel(s), ainsi, pourrai[en]t y repenser à deux fois, avant de récidiver ailleurs, de même que donner exemple 'aux autres' du même coup de ce qu'il ne faut PAS faire, de ce qui ne «passe» pas bien auprès de la Communauté, censée être en général raisonnablement respectueuse, elle.
En voici un exemple "live" (ou presque).
Hier, dans Cyberpresse a été publié le commentaire suivant :
« des trous de cul vaut pas si chère que sa »
à propos de la double rémunération de Jean Charest et Mario Dumont
propos qu'on retrouve à
http://blogues.cyberpresse.ca/voixdelest/?p=110
FAUDRAIT-IL retirer de tels propos pour le moins 'disgracieux' de ce blogue ?
Non. Le mieux est de les y laisser. De les y laisser se faire 'combattre' ou ignorer ('déserter') par le 'monde'. Ce qu'on appelle, en science, renforcement négatif ou NON-renforcement ou encore désensibilisation (progressive, directe ou indirecte).
