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Le nettoyage de la pente savonneuse

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Russ Manitt
Envoyé Le lundi 04 février 2008 22:00



Encore une fois, les soi-disants défenseurs de la moralité sont les premiers, l'écume à la bouche, à exiger la censure. Ce qui est davantage inquiétant aujourd'hui, ce n'est pas le fait que certains jeunes universitaires enlèvent leurs culottes (car n'est-il pas possible, enfin, d'être intelligent et sexué?), mais bien que le commentaire d'un lecteur ait été supprimé. Je n'ai pu lire ce commentaire. Je n'ai pu moi-même en juger. Peut-être le journal Le Devoir l'a-t-il supprimé parce qu'il croyait justement que je n'étais pas capable d'en juger tout seul. Est-ce que je dois vous remercier?
Oui, la démocratisation d'institutions est une chose bien exaspérante pour les défenseurs de la bonne moralité, parce qu'elle limite le contrôle que ceux-ci peuvent avoir sur les membres de ces institutions. Mais le fait qu'on puisse observer une mercantilisation du système d'éducation n'est pas nécessairement due à son accessibilité et au fait que les humains aient une libido. Il faut plus qu'une chronique provocatrice et aliénante pour régler les problèmes actuels du système universitaire. Mais enfin, que Mme Bombardier ait le droit d'écrire une telle chronique du haut de son nuage et que M. Beaudet ait le droit de l'encenser pendant que M. Grabysz est censuré démontre bien que la moralité bonne est en parfaite santé et que le "grand nettoyage" (pour reprendre l'expression à M. Beaudet) se fait. Il s'agit maintenant d'espérer ne pas faire partie des "sales". J'imagine que ce sera à Mme Bombardier et au journal Le Devoir d'en juger.

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