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Quelques précisions sur la semaine Love/Sex

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Patrick Mineault
Envoyé Le dimanche 03 février 2008 02:00



À lire votre article et les commentaires, on croirait que McGill s'est transformé en club échangiste pendant une semaine. Quelques précisions s'imposent. Les activités ont été organisées par l'association des étudiants de 2ème et de 3ème cycle de McGill (PGSS), et non par l'université elle-même. Comme bien des associations étudiantes, la PGSS organise plusieurs activités par et pour les étudiants; des cours de français ou de salsa, des sorties, des semaines thématiques. Toutes les activités de la semaine Love/Sex se déroulent à la Maison Thomson; l'accès à ce pavillon et réservé aux étudiants des cycles supérieurs. La Maison Thomson abrite entres autres un restaurant, une salle de réception et un bar. La fameuse soirée fétichiste, par ailleurs, se déroulait au bar, à une bonne centaine de mètres de la salle de classe la plus près. On ne parle d'une bande de morveux tout droit sortis du secondaire qui organisent une buverie folklorique/orgie, mais plutôt d'étudiants à la maîtrise et au doctorat qui participent à des activités touchant de près ou de loin la sexualité, à l'écart des salles de classe.

Certains s'inquiètent de la marchandisation accélérée de la sexualité; je suis d'entres eux. Ce que Frank Zappa a dit il y a 20 ans est on ne peut plus vrai aujourd'hui: "It's not sex, it's titillation. They don't want to have sex with you, they just want to sell you stuff". La semaine Love/Sex a cependant été organisée avec un souci de promotion d'une sexualité positive, incluant une conférence informative avec une sexologue, un cours de massage, et une prestation d'un humoriste de renom. La description du cours de danse érotique inclus par ailleurs cet avertissement: "For woman-identified people only. Ballroom will be closed when session starts. No spectators". On ne peut pas parler d'une bande de chauvinistes en mal monter une version live de l'Histoire de l'Oeil.

Je trouve dommage que la peur (justifiée) de l'hypersexualisation fait que l'on dépeint la promotion d'une sexualité positive entres adultes responsables comme un mal. Pruderie mal placée?

Patrick Mineault
Étudiant à la Maîtrise en Neuroscience, McGill

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