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Autres temps, et toujours le sexe!
Quel sujet de prédilection pour Mme Bombardier.
Lorsqu'il s'agit de sexe, on peut compter sur elle.
Le sexe ou la religion.
Sexe et religion, quel savoureux cocktail, le premier est savoureux et mêlé au deuxième, il acquiert un de ces piquants, que ceux et celles qui ont été trempés dans l'eau bénite, savent grandement apprécier.
Du sexe, et à l'université en plus!
Cette église du savoir!
Jadis, on n'y acceptait pas n'importe qui. Il n'y avait que des gens sérieux, une élite qui ne forniquait pas, du moins, en public et surtout pas dans l'église du savoir.
Bizarre comme association: église et savoir. Comme le mariage d'un paradoxe!
Comme si église et savoir allaient de pair. Non, église s'associe plus facilement au sexe.
Que serait la religion sans sexe? Ouf! Il faudrait beaucoup plus d'imagination. Il faudrait même imaginer d'autres vilaines idées pour Êve et son serpent. Le serpent l'animal vicieux par excellence, tout en longueur... hummm... il peut même porter aux fantasmes.
Mais cessons de nous masturber mentalement avec ce sexe universitaire (j'aime bien ce mot, "masturber", il fait réagir et on me traite d'obsédé... Ahh! J'en jouis à l'avance...), oui, cessons. Parlons de cette aberrance d'accepter toutes ces classes de gens à ce temple de la connaissance.
Mme Bombardier s'en offusque. Elle parle de ces jeunes crétins qui fourmillent et souillent ce palais, jadis respectable.
« ...on entre à l'université comme dans un moulin de nos jours... »
Avant, « l'entrée dans ces établissements se méritait... »
« ...professeurs et étudiants, s'imposaient des comportements dignes du lieu. »
ou dignes de dieu?
Avec l'arrivée de tous ces va-nu-pieds dépravés, « ceux qu'on appelle encore des universitaires », l'université perd de son lustre.
« ...on se comporte dans les salles de cours comme dans sa chambre à coucher. »
« nos villes entières se sont transformées en chambres à coucher » (mais, c'est une fixation!)
Finalement, on se retrouve avec des diplômes de chambre à coucher.
C'est d'ailleurs pour ça qu'on en a tous.
Que vaut maintenant le diplôme universitaire?
Peut-on encore dire dans les salons chics: "Moi, madame, lorsque j'étais à l'université... si si, j'étais à l'université... Ah! que voulez-vous, mon père me savait doué et il m'a poussé... Maintenant, eh bien, oui, j'ai mon "diplôme universitaire"... Ah! Mais, vous savez, je ne suis pas vraiment supérieur à vous... Bah! Si peu!
En effet, aujourd'hui, avoir un tel discours dans un salon chic et on vous suggérerait un bon psychologue!
Les propos de Mme Bombardier ont toujours cette touche de supériorité. On sent que cette personne regarde la vulgaire populace du haut de sa chaise haute si difficilement accessible au commun des mortels. C'est avec l'aide de dieu et avec des valeurs nobles qu'on accède à une telle supériorité.
On ne peut que s'incliner devant cette digne représentante de l'élite du savoir, cette respectueuse gestionnaire des nobles valeurs, bref ce monument de sagesse que représente Mme Denise Bombardier.
Elle est la preuve vivante que la jouissance de l'esprit compense amplement les vulgaires jouissances humides et corporelles. La masturbation mentale est pour elle bien plus satisfaisante que toute autre masturbation ou que toutes ces partouzes universitaires.
Nous sommes dans un autre temps, mais toujours pris avec ce sexe maudit qui fait tant de peine au Bon Dieu qui lui n'en a malheureusement pas.
Autres temps, et toujours le sexe!
Serge Charbonneau
Québec
P.S.: J'y pense, au Moyen Âge, lorsque les moines s'entouraient d'étudiants dans un contexte de ferveur intellectuelle... Ces moines, connaissaient-ils les joies de la masturbation?
