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Mme Raphaella Robitaille (patraph@tlb.sympatico.ca)
Envoyé Le samedi 02 février 2008 12:00



Madame Bombardier,
J'ai eu l'occasion cette semaine de réaliser que l'éducation au Québec s'en va chez le diable...plus besoin d'avoir son diplôme d'étude secondaire pour être admis au Cégep. On continue le nivellement par le bas.On réajuste nos critères d'admission en fonction des décrocheurs et on prétend favoriser la réussite.Quelle réussite? Je vous dis que le mot REUSSITE n'a plus aucun sens au Québec. Quelle sera la valeur de nos diplômes? Des bouts de papier qui ne veulent plus rien dire? Dans votre propos vous dites que selon un sondage récent une majorité de jeunes estiment que l'accès à l'université est un droit.Les jeunes connaissent leurs droits mais un peu moins leurs devoirs.Pourquoi faire des efforts , pourquoi étudier si au bout de la ligne il n'y a pas de différence? L'entrée à l'université se méritait dans un passé plus récent.
Il fallait étudier et présenter un dossier scolaire avec de bonnes notes pour être admis à l'université, lieu de haut savoir.Maintenant,on y entrera sans frais comme dans un garage ou une usine,si on suit la dernière tendance acceptée
par les cégeps.Quels seront les critères d'admission pour entrer à l'université? L'université sera un lieu comme un autre. Oublions le passé...toutes les activités seront permises comme celle de cette semaine sur le sexe et l'amour...pourquoi pas, c'est un milieu de vie qui reflète la société.Les jeunes ont le droit de s'exprimer, ils ont tous les droits, les locaux universitaires leur appartiennent.
Pour conclure,je vous dirais Madame Bombardier que nous sommes d'une autre époque et que nos réflexions sur ce fait divers en feront sourire plusieurs.Je tiens cependant à vous dire que vous avez raison et qu'il serait temps au Québec qu'on se réveille et qu'on cesse de laisser tout dire et tout faire. Il reste des lieux dans notre belle province qui conservent un certain respect et qui invitent à la
réflexion, ce sont nos églises, et elles sont vides. Les universités , hauts lieux de connaissances et de respect , oubliez cela.
Vous êtes trop nostalgique et je suis comme vous,très attristée par la situation.
Une enseignante retraitée. Raphaëlla Robitaille

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