Éloignez le cancer: activez-vous!
Mots clés : activité physique, cancer, Science, santé, Québec (province)

Photo: Agence Reuters
L'épidémiologiste Christine Friedenreich, de l'Alberta Cancer Board, qui est aussi professeure à l'Université de Calgary, mène des études sur les liens possibles entre l'activité physique et les cancers du sein, de la prostate et de l'utérus depuis 14 ans. À la suite de vastes études dans lesquelles elle a comparé des individus qui souffraient d'un cancer à d'autres qui n'en étaient pas encore atteints, elle a découvert que les femmes qui avaient été actives durant toute leur vie voyaient leur risque de cancer du sein diminuer de 42 %. Chez celles qui avaient été sédentaires avant la ménopause mais qui étaient devenues actives après, la réduction du risque atteignait 40 %. «Cela est très intéressant du point de vue de la santé publique, car cela veut dire que, même si vous étiez inactives avant la ménopause, vous pouvez encore bénéficier d'une réduction du risque de cancer du sein si vous êtes plus actives après la ménopause, fait remarquer la chercheuse. Or on pensait a priori que les femmes qui avaient été actives avant la ménopause étaient mieux protégées, car on croyait qu'une activité physique intense pouvait influencer la développement des seins, sachant que les filles qui font beaucoup de gymnastique, d'athlétisme ou de ballet présentent souvent un retard au niveau de leurs règles et traversent fréquemment des périodes d'anovulation. En clair, elles subissent moins de stimulation de la part des hormones sexuelles féminines que sont les oestrogènes et on croyait que cela pouvait les protéger pour la vie. Mais le bénéfice tiré par ces premières années d'activité physique ne s'est pas avéré aussi important que prévu.»
L'épidémiologiste Christine Friedenreich, de l'Alberta Cancer Board, qui est aussi professeure à l'Université de Calgary, mène des études sur les liens possibles entre l'activité physique et les cancers du sein, de la prostate et de l'utérus depuis 14 ans. À la suite de vastes études dans lesquelles elle a comparé des individus qui souffraient d'un cancer à d'autres qui n'en étaient pas encore atteints, elle a découvert que les femmes qui avaient été actives durant toute leur vie voyaient leur risque de cancer du sein diminuer de 42 %. Chez celles qui avaient été sédentaires avant la ménopause mais qui étaient devenues actives après, la réduction du risque atteignait 40 %. «Cela est très intéressant du point de vue de la santé publique, car cela veut dire que, même si vous étiez inactives avant la ménopause, vous pouvez encore bénéficier d'une réduction du risque de cancer du sein si vous êtes plus actives après la ménopause, fait remarquer la chercheuse. Or on pensait a priori que les femmes qui avaient été actives avant la ménopause étaient mieux protégées, car on croyait qu'une activité physique intense pouvait influencer la développement des seins, sachant que les filles qui font beaucoup de gymnastique, d'athlétisme ou de ballet présentent souvent un retard au niveau de leurs règles et traversent fréquemment des périodes d'anovulation. En clair, elles subissent moins de stimulation de la part des hormones sexuelles féminines que sont les oestrogènes et on croyait que cela pouvait les protéger pour la vie. Mais le bénéfice tiré par ces premières années d'activité physique ne s'est pas avéré aussi important que prévu.»
Le rôle des oestrogènes dans le cancer du sein est incontournable, souligne Mme Friedenreich. «On pense que les femmes qui sont très actives ont un niveau plus bas d'oestrogènes qui les protégerait, comme cela se passe chez les femmes qui ont beaucoup d'enfants et qui allaitent. Après la ménopause, des oestrogènes sont produits dans les tissus adipeux du corps. Or, quand une femme fait de l'embonpoint, elle génère donc plus d'oestrogènes.»
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