Une protection contre le diabète

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Pauline Gravel
Édition du samedi 02 et du dimanche 03 février 2008

Mots clés : activité physique, diabète, Maladie, santé, Québec (province)

Il est clairement reconnu que des séances régulières et prolongées d'activité physique de type aérobie, comme le vélo, la course à pied et la natation, augmentent la sensibilité à l'insuline au niveau des muscles, un phénomène qui retarde l'apparition du diabète. De nouvelles recherches montrent également que l'entraînement physique stimule le pancréas, la glande qui sécrète l'insuline.

Le premier événement à survenir dans la chronologie du développement du diabète est une résistance des tissus à l'insuline. «Mais il doit y avoir aussi défaillance du pancréas pour qu'apparaisse le diabète», souligne Raynald Bergeron du département de kinésiologie de l'Université de Montréal. Le rôle de l'insuline est de faire entrer dans les cellules, en l'occurrence celles des muscles, le glucose en circulation qui arrive du système digestif. Or chez les diabétiques, tout se passe comme si la serrure qui correspond aux récepteurs sur les cellules musculaires ne reconnaissait plus la clé qu'est l'insuline. «Quand l'insuline se lie à son récepteur, une cascade d'événements intracellulaires provoquera ultimo la migration de transporteurs de glucose vers la membrane de la cellule où en agissant comme un canal ils aideront le glucose à pénétrer dans la cellule», précise-t-il. Or des biopsies de muscles ont clairement montré que l'entraînement améliore chez l'humain la migration des transporteurs de glucose et favorise une meilleur insertion dans la membrane cellulaire.

Dans son laboratoire, Raynald Bergeron a effectué récemment des études qui ont démontré chez des rats qui deviennent spontanément diabétiques que «l'entraînement physique prévient l'apparition du diabète grâce à une amélioration de la sécrétion d'insuline par les cellules pancréatiques». Cela veut donc dire que «si quelqu'un devient résistant à l'insuline, [comme cela se produit dans un premier temps dans le développement du diabète], l'entraînement physique rendra son pancréas capable de répondre à ses besoins accrus en insuline [en raison de sa résistance à l'insuline]. Dans notre expérience, les animaux entraînés étaient capables de sécréter plus d'insuline que les animaux plus sédentaires», souligne l'endocrinologue Bergeron. Il est donc clair que l'activité physique aide à prévenir le diabète.


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Pancreas, thyroide, cerveau, coeur, poumons, digestion, appétit,sourire, libido, dodo ...! - par Christian (JA) Béliveau (christianbeliveau@sympatico.ca)
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L'art du possible - par DUMAS RENE (dumas.rene11@orange.fr)
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