Jean Brault ne fera de cadeau à personne

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

La Presse canadienne
Édition du samedi 02 et du dimanche 03 février 2008

Mots clés : programme des commandites, témoignage, Jean Brault, Justice, Canada (Pays)

Quand il témoignera au procès civil des Luc Lemay, Jacques Corriveau, Gilles-André Gosselin et Charles Guité, ses co-accusés jusqu'à jeudi, Jean Brault n'entend pas favoriser ces anciennes relations d'affaires, ni non plus le procureur général du Canada.

«Je n'ai pas de vengeance. Il n'y a pas personne à qui j'en veux. Ce n'est pas à moi de déterminer si les co-accusés sont coupables ou non. Je vais rapporter les faits. Je ne suis pas là pour planter quiconque», a-t-il dit hier, au lendemain d'une entente avec le procureur général du Canada qui met fin à la poursuite civile intentée contre lui.

«Il faut faire attention à l'interprétation qu'on prête à un témoignage futur que je pourrais donner. Si je suis appelé à témoigner autant au civil qu'au criminel, je n'ai pas l'intention de témoigner pour quelqu'un ou contre quelqu'un. Je vais faire comme à la commission Gomery, je vais donner les faits. Je vais répondre la vérité aux questions qu'on va me poser. Il y a sûrement des réponses qui vont déplaire à une partie ou à l'autre.»

«C'est évident que je vais dire la vérité, comme je l'ai fait à Gomery. Les libéraux n'ont pas aimé ça. Chrétien non plus. Je me permets de l'appeler Chrétien, il m'appelle Brault. Tant pis pour eux autres. Si je dis des choses qui ne plaisent pas, tant pis», a-t-il renchéri.

Faut-il s'attendre à des faits nouveaux? «Rien ne me vient à l'esprit.»

Une chose est sûre. Si on lui demande son avis sur le programme des commandites, il le dira.

«Il ne faut pas oublier que, dans le programme des commandites, on blâme beaucoup les promoteurs et les agences. Parfait. Il a été démontré qu'il y avait eu des agissements pas corrects. Je suis bien placé pour le dire», a-t-il reconnu.

«Mais le programme avait des failles importantes, était mal pensé, a été mal géré aussi. Il ne faudrait pas systématiquement prendre pour acquis que tous les méchants viennent du même côté. Il peut y avoir des questions de la défense où je vais donner ma réponse à la question et il est possible qu'elle serve aussi bien la défense, comme dans un autre cas la poursuite», a-t-il fait remarquer.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com