Francisation des immigrants - Le gouvernement préfère la persuasion à la coercition
Mots clés : coercition, persuasion, gouvernement, Québec (province)
Québec -- Rejetant tout recours à la coercition, le gouvernement Charest lancera d'ici quelques semaines une campagne de promotion de ses classes de francisation que boudent le tiers des immigrants qui y ont droit.
Le porte-parole a cité l'exemple des femmes immigrantes confinées à la maison pour s'occuper des enfants, des femmes qui «n'ont pas un besoin immédiat d'accès au marché du travail». Il n'a pas soufflé mot au sujet des immigrants qui auront trouvé un emploi sans avoir besoin de connaître le français.
Cette campagne de promotion passera notamment par l'achat d'encarts publicitaires dans les médias ethniques, a mentionné l'attaché de presse. M. Paradis a également signalé que la ministre dévoilera au printemps son «plan de mesures intégrées en intégration et en francisation». Mme James a promis de produire ce plan à la suite de la décision, prise par le gouvernement l'automne dernier, de hausser de 45 000 à 55 000 personnes le seuil annuel d'immigration.
Le gouvernement n'a pas l'intention d'obliger les immigrants récalcitrants à fréquenter les classes de francisation. «Ce n'est pas une hypothèse que nous envisageons», a dit M. Paradis.
C'est aussi le point de vue de l'Action démocratique du Québec. «On ne peut pas obliger quelqu'un à apprendre une langue avec un fusil braqué sur la tempe. Ce n'est pas comme ça dans la vraie vie», a fait valoir la porte-parole de l'opposition officielle en matière d'immigration, Catherine Morissette, dont le parti a préconisé le gel du seuil d'immigration.
La désaffection d'un bon nombre d'immigrants pour les cours de français témoigne de l'échec du message du gouvernement Charest en ce qui a trait à la langue, estime la députée. «Quand M. Charest affirme haut et fort qu'il n'y a pas de crise linguistique au Québec, il joue à l'autruche», a dit Mme Morissette. «Il faut que le message soit clair: l'esprit de la loi 101, c'est qu'au Québec, on parle français.»
Du côté du Parti québécois, le porte-parole en matière d'immigration, Martin Lemay, a rappelé que le projet de loi sur la citoyenneté, présenté par Pauline Marois, crée «un contrat d'intégration» qui comprend l'obligation d'avoir «une connaissance appropriée» du français et qui en fait une condition d'obtention de la citoyenneté québécoise. Le député a dénoncé «le manque de transparence» du ministère et de la ministre tout en déplorant le manque de données émanant du MICC, ce qui n'a pas empêché le PQ d'approuver une hausse du seuil d'immigration.
À Québec solidaire, on propose une formule de congés linguistiques pour les immigrants qui occupent un emploi sans posséder le français. Les cours seraient offerts pendant les heures de travail et soutenus par l'État et par l'employeur, qui bénéficierait d'un crédit d'impôt.
Avec la collaboration d'Antoine Robitaille
Vos réactions
Velléités, velléités... - par Robert Cusson (rcusson@videotron.ca)
Le dimanche 03 février 2008 09:00
Francisation en région - par Raymond Saint-Arnaud
Le samedi 02 février 2008 18:00
budget-francisation - par Robert Beauchamp (r.b@videotron.ca)
Le samedi 02 février 2008 16:00
budget-francisation - par Robert Beauchamp
Le samedi 02 février 2008 16:00
Une suggestion d'encart - par Roland Berger (rolandberger@rogers.com)
Le samedi 02 février 2008 15:00
Un service à leur rendre - par Louis Royer (louisroyer@sympatico.ca)
Le samedi 02 février 2008 14:00
Le Français oral pour les Immigrants - par Murielle Beaulieu
Le samedi 02 février 2008 14:00
Comment favoriser le français? - par Gilles Baillargeon (baill@videotron.ca)
Le samedi 02 février 2008 12:00
La citoyenneté - par Paul Lafrance
Le samedi 02 février 2008 11:00
Le business ethnique - par Zach Gebello
Le samedi 02 février 2008 11:00
Finesse d'esprit - par J. Maurice Arbour
Le samedi 02 février 2008 09:00
Bon mot de la fin et «on parle frança icitte ! » - par Denis Beaulé
Le samedi 02 février 2008 08:00
De l'action svp - par Pierre Mercier
Le samedi 02 février 2008 07:00
De fait... - par Denis Beaulé
Le vendredi 01 février 2008 23:00

