À voir à la télévision le samedi 2 février - Lâché lousse à Montréal

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Paul Cauchon
Édition du samedi 02 et du dimanche 03 février 2008

Mots clés : Pedro Juan Gutiérrez, écrivain, Livre, Montréal, Cuba (pays)

Il aime l'alcool, les femmes, la rumba. Il a lu Engels à 13 ans, se dit apolitique et ne supporte pas Henry Miller, même si on le compare à lui. «Un artiste, c'est un exhibitionniste», lance-t-il.

Quel personnage que ce Pedro Juan Gutiérrez! Personnage, oui, mais également l'auteur cubain le plus publié des dix dernières années, et traduit dans 18 langues. Ses romans parlent crûment de sexe, son écriture est sulfureuse et ses propos se situent en dehors des modes littéraires ou du politiquement correct.

À l'automne 2005, Gutiérrez est venu à Montréal pendant onze jours pour donner des conférences et rencontrer ses lecteurs dans les librairies, à l'occasion de la parution de ses poésies chez Lanctôt éditeur.

Deux cinéastes, Pedro Ruiz (qui est également photographe au Devoir) et Frank Rodriguez, ont gagné sa confiance pour le suivre partout à Montréal. Le personnage est fascinant, bien sûr. Pour expliquer l'omniprésence de la sexualité dans ses textes, il explique tout bonnement qu'il n'aime pas assassiner les gens, alors que plusieurs auteurs se servent des meurtres pour faire avancer l'action. «Je préfère baiser. Alors, c'est comme ça que le récit avance.»

Les propos de Gutiérrez sont commentés par des gens comme Dany Laferrière, les journalistes Jean Fugère et Guy Taillefer... et Valérie Boucher, une ex-travailleuse du sexe! Un petit film intéressant qui donne furieusement le goût de lire cet auteur. Et on signalera, en passant, qu'on trouve trop rarement sur nos ondes des portraits d'écrivains, quels qu'ils soient.

Toute une soirée à Cuba / Un animal tropical à Montréal - Artv, 21h


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