Vos réactions
Pitié pour les immigrants
Imaginez-vous que pour une raison quelconque vous allez vivre au Portugal.
Vous prenez des cours de portugais et vous avez relativement de bons résultats. Vous lisez des livres et revue en portuguais que vous comprenez très très bien. Vous allez donc au Portugal et dès vos premières occasions de parler la langue, vous vous appercevez que vous ne comprenez pas LA MOITIÉ des mots que les portuguais utilisent!! Quand vous cherchez dans votre dictionnaire , vous ne trouvez pas les mots que vous entendez!!! Diable!
Vous finissez par rencontrer un portuguais qui parle comme vous l'avez appris, et celui ci vous explique que en effet la moitié de mots utilisés par les portugais en général ne sont pas dans les dictionnaires....Si la moitié des mots utilisés ne sont pas dans la langue officielle qu'est le portuguais, peut-on encore appeler ça du portuguais? Ou un dialecte dérivé du portuguais qui pour des raisons historiques est devenu la norme, même si on enseigne encore officiellement la langue officielle dans les écoles.?
Imaginez maintenant un immigrant nous entendant parler. Quand il entend des
phrases comme « oussé kalé » et qu'il cherche dans tous les dictionnaires pour ne ..rien trouver, il est tout mêlé. Et quand on lui dit que c'est la version québécoise de « ou est-elle », il réalise que les québecois ne parlent pas vraiment le « français » et que aucun
livre ne peut leur apprendre le québécois!!! L'humoriste « Mbhara » a pris des mois à nous comprendre lorsqu'il est arrivé du Rouanda ou l'on parle le vrai français.
Pour que les immigrants parlent le québécois, il faudrait leur apprendre le québécois. Leur dire que nous écrivons et lisons en français, mais parlons en québécois.
Il faudrait leur montrer ET le français, ET la langue parlée québécoise qui est totalement différente et n'est référenciée dans aucun volume!!!
Quand l'immigrant apprends aussi l'anglais, il réalise que la langue parlée est elle presque pareille à celle écrite. De plus l'anglais est une langue permettant de communiquer avec plus de gens à travers le monde. Alors le choix devient clair entre apprendre l'anglais et apprendre le francais écrit ET le québecois parlé que PERSONNE n'enseigne et qui est sous-titrée dans la francophonie.
Si on veut que les immigrés apprennent notre langue, il faut en plus de leur enseigner le français (notre langue écrite), leur enseigner le québécois( notre langue parlée.). Car, soyons réalistes, les québécois ne parleront jamais français. et nos films continueront d'être sous-titrés dans la francophonie. Seuls ceux qui ont appris le québécois peuvent nous comprendre. On devrait donc informer les immigrés que si ils veulent s'assimiler aux québécois, ils devront étudier le français à l'école mais aussi apprendre notre langue parlée « le québécois » et que cet apprentissage ne sera appuyé par aucun livre ou théorie.
Ce fut facile pour nous qui furent élevé en parlant québecois, mais ayons pitié des pauvres immigrants qui ne peuvent toujours deviner notre langue parlée et qui n'ont aucun manuel pour les aider à comprendre tous ces « kessé qui fait », « oussé kalé »....
qui forment 50% de notre langue parlée.
