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Le mépris est une insulte à l'Humanité. Mais on s'en fout.

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Yvon Montoya (yvonmontoya@sympatico.ca)
Envoyé Le jeudi 31 janvier 2008 16:00



Le monde est banalement stupide (comme quand Hannah Arendt nous parlait de « la banalité du mal » à propos d'Eichmann le nazi). Ça en devient un lieu commun. Déjà dans les articles de presse, à propos de Monsieur Obama, on parle de noir alors qu'il est métis. Et on se met à « penser » politique avec des prémisses fausses. Aucun effort pour exprimer des vérités (même dite "scientifiques") mais tout est simple pour dire des bêtises voire pire. Nous sommes en 2008 et nous avons des "gens" (??) qui parlent de mettre les "noirs" (c'est atroce comme expression) en-dehors de nos sphères hautement civilisées. Il y a « les visibles » et les « invisibles », les « nous » et les « eux », les « audibles » et les « inaudibles », les « odorants » les « inodorants » et on en passe puisque l'humanité ne manque pas d'imagination à ce propos, le propos raciste. Que pouvons-nous faire? Rien. Une guerre atroce où on extermine sous prétexte que la « race » est une vermine; du colonialisme mâtiné d'un concept dont on ne sait pas encore d'où il vient, le nationalisme alors qu'on nous bassine avec le testament chrétien de la société occidentale. Toute une marmelade hautement distinguée permettant de tenir des propos durs, de refus, de haine et de mépris. J'ai envie de dire avec Claude Nougaro : « pourquoi mon Dieu ai-je la peau aussi noire? ». Ce n'est pas fini et il nous faudra encore des siècles et des siècles (Amen) pour enfin réaliser qu'un homme et une femme ne sont pas des races mais seulement des hommes et des femmes. De ces hommes et femmes qui s'aiment, rient, chantent, dansent, poétisent, rêvent, caressent, construisent, bâtissent avec leur espoir comme unique et simple souffle de présence ici bas.

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