Opinion
Lettres: Un lien de confiance à respecter
Mots clés : Brian Mulroney, Norman Spector, Justice, Canada (Pays)
L'intention annoncée de Norman Spector de dévoiler devant un comité des Communes des renseignements appris alors qu'il remplissait ses fonctions de chef de cabinet de Brian Mulroney soulève une question extrêmement grave pour le bon fonctionnement de nos institutions démocratiques. Ayant moi-même exercé la fonction de chef de cabinet et de secrétaire général auprès du premier ministre du Québec, je puis témoigner qu'il est essentiel qu'une relation de confiance absolue existe entre le premier ministre et ses conseillers les plus proches, sans laquelle l'exercice du pouvoir deviendrait quasi impossible. Comment pourrait-on gouverner, délibérer, discuter, agir, sans pouvoir compter sur la loyauté sans réserve de son conseiller le plus proche?
Aucun membre de la Chambre des communes et aucun de ses comités ne devrait se faire le complice d'un tel manquement aux règles les plus élémentaires de notre système de gouvernement démocratique.
À la limite, si jamais le comité avait de bonnes raisons de croire que ce témoignage pourrait être essentiel à la poursuite de son mandat (ce qui ne semble pas évident à ce moment-ci), il devrait entendre M. Spector sous serment et à huis clos.

