Opinion
La défense et la promotion du français: une priorité
Mots clés : OQLF, Langue, Québec (province)
Au cours des derniers jours, certains analystes et quelques politiciens ont posé des diagnostics inquiétants sur la situation du français au Québec et particulièrement à Montréal. Or l'OQLF a plusieurs études en cours et doit soumettre sous peu un rapport quinquennal avec l'objectif d'offrir un portrait très complet de l'état actuel du français au Québec.
Faut-il rappeler que c'est sous un gouvernement libéral, en 1975, que le français est devenu la langue officielle du Québec? Il s'agit là d'un héritage sacré que personne n'aurait l'idée de remettre en question. Le français a sans contredit gagné du terrain dans tous les secteurs d'activité. Dans l'éducation, dans l'économie, dans le processus de francisation des entreprises et même dans le commerce, le français s'est imposé, s'est fait parler et comprendre. Il est évident que malgré tous les progrès accomplis, il reste encore du travail à faire.
Une volonté gouvernementale
Notre gouvernement est convaincu que la défense et la promotion du français exigent une volonté ferme et une vigilance permanente. La langue française est la base de notre identité. C'est par elle que passent et s'expriment tous les rapports qu'ont entre eux les individus ainsi que leurs relations avec les pouvoirs publics. La langue française a façonné notre histoire depuis 400 ans et elle façonnera notre avenir.
La qualité et la vigueur du français nécessitent aussi un effort constant de la part de tous ceux et celles qui le chérissent et le pratiquent. La primauté du français et le droit d'être servi dans cette langue sont des valeurs inaliénables au Québec. Rien ne viendra altérer ces principes, ni ceux qui voudraient revenir en arrière, ni l'effet du temps, ni la pression de la vie moderne, ni l'ouverture du Québec sur le monde.
Pour les citoyens du seul État francophone en Amérique du Nord, la défense et la promotion de la langue française sont une responsabilité quotidienne mais surtout une fierté. Pour notre gouvernement, il s'agit d'un devoir. Celui d'accorder au dossier linguistique une place prépondérante dans l'étendue de son action. Sous notre gouverne, qu'on parle du développement d'une économie prospère, de la transmission du savoir dans nos écoles et nos universités ou de l'affichage public, c'est dans le calme, la sérénité et la confiance que le Québec restera résolument français.

