Des milliers d'exilés mauritaniens rentrent chez eux

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Reuters
Édition du mercredi 30 janvier 2008

Mots clés : réfugiés, Haut Commissariat des Nations unies, Immigration, Mauritanie (pays)

Rosso -- Les premiers des quelque 24 000 Mauritaniens d'origine négro-africaine réfugiés depuis près de 20 ans au Sénégal et qui ont récemment accepté de rentrer chez eux ont commencé hier à franchir le fleuve Sénégal.

Ils avaient été au total 80 000 à fuir la Mauritanie vers le Sénégal et le Mali en avril 1989, lors de violences interethniques provoquées par un contentieux frontalier à l'époque de l'ancien dictateur Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya.

Entre 1996 et 1998, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) avait déjà aidé 35 000 d'entre eux à regagner la Mauritanie.

Dakar et Nouakchott ont convenu en novembre dernier d'appuyer le retour de ceux qui le désiraient et 24 000 exilés ont répondu à cette offre, environ la moitié de ceux qui vivent encore au Sénégal.

Hier, 101 d'entre eux, leurs boubous colorés flottant au vent, ont traversé le fleuve Sénégal à bord d'un ferry pour gagner la partie mauritanienne de la ville frontalière de Rosso, leurs biens et le bétail transportés par les camions blancs du HCR.

Le rapatriement de ces exilés fait suite à la promesse du président mauritanien Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, en fonctions depuis avril dernier, de mieux faire respecter les droits de l'homme dans son pays après de nombreuses années de dictature.


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