Vos réactions
M. Spector, êtes-vous unique en votre genre?
Il me semble avoir déjà entendu, et ce avec une récurrence régulière, nos politiciens s'émouvoir de ce que la population pensait d'eux, «corrompus» étant le plus poli des épithètes leur étant généralement attribués.
Il me semble aussi avoir déjà lu une déclaration de M. Charbonneau (l'ancien député et non celui occupant les manchettes d'aujoud'hui)se désolant du cynisme général manifesté envers la politique et ses(visibles)acteurs principaux.
Mais comment peut-il en être autrement lorsque les anciens proches des gouvernants se mettent à défendre la loi du silence et condamne unanimement ceux qui se portent à la défense de la vérité et des intérêts des citoyens?
M. Spector, lors de la dernière grève étudiante, un collègue m'a confié en toute condescendance que le monde avait besoin de militants désintéressés, que la politique exigeait des compromis éthiques que je ne saurais digérer. À vous lire, j'aurais tendance à croire qu'il avait raison.
Comment ne pas croire que ceux oeuvrant en politique constituent une nouvelle classe d'autocrates lorsqu'un tel déluge d'opprobres se déverse sur celui ayant le courage de mettre en lumière les abus de nos dirigeants? Les politiciens ne sont là que par la volonté du peuple. Ou du moins c'est ce qu'on tente de nous faire croire. Le pouvoir qu'ils se voient accordé momentanément n'est pas une dérogation au civisme, c'est une responsabilité accrue envers celui-ci!
La politique est-elle si irrémédiablement pourrie que l'on ne peut s'y frotter sans s'en sortir définitivement sali? M. Spector, y a-t-il encore des politiciens qui n'ont pas besoin de sous-fifre pour effacer leurs traces et taire leurs manoeuvres? Ou doit-on entrer en politique comme dans les Ordres; se résoudre à faire voeux de silence à défaut de suivre sa conscience?
Enfin, merci M. Spector de faire fi des allégeances malsaines dont semble se réclamer tous les travailleurs de l'ombre de la politique.
Guillaume Boucher,
Jeune citoyen sérieusement ébranlé
