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75,000,000 $ de livres "scolaires" inaccessibles l'été ?
Les mêmes librairies certifiées qui ont empoché ces 75,000,000$ pour ces "livres consacrés aux bibliothèques scolaires" comme l'écrit à juste titre la journaliste sont sans doute les mêmes qui se dévouent bénévolement pour inciter leur clientèle à ouvrir leurs goussets pour offrir "La lecture en cadeau". Mais ce livre que vous et moi pouvons donner en cadeau jusqu'au premier février sera plus lu et plus utile, à long terme.(pcq donné tôt et à la bonne place)
Au Québec, on n'aime pas ça la chicane ( peut-être le titre du futur rapport de la Commission Bouchard-Taylor ??? ), mais serait-il un jour possible d'avoir des livres " consacrés " à la lecture, plutôt qu'aux bibliothèques? Et tant qu'à y être, des rapports destinés ailleurs qu'aux tablettes ? Vite mon Ritalin.
Sado-pédagogiques, nos écoles donnent le goût de la lecture à coup de lectures obligatoires. Ainsi le diplômé d'aujourd'hui deviendra l'analphabète fonctionnel de demain. Sécurité d'emploi oblige. (avec la même lecture obligatoire, devinez pourquoi ?)
À l'extérieur des villes, si jamais un élève éprouve le goût de lire un livre pendant ses vacances estivales, il n'a qu'à casser le carreau de la fenêtre de l'armoire à balai servant de bibliothèque scolaire. Compétence transversale ?
Il serait dangereusement trop simple de rembourser les frais de déplacement ( par un crédit de taxes scolaires comme aux USA, par exemple) d'un retraité généreux de son temps qui assumerait dans les écoles en été un service de base de quelques heures par semaine (en collaboration avec les Centres régionaux de services aux bibliothèques publiques qui font déjà de l'excellent travail en région malgré leur maigres moyens et l'interminable attente des subventions postales de Patrimoine-Canada).
Les municipalités et les commissions scolaires collaborent depuis longtemps pour ouvrir les gymnases d'écoles aux payeurs de taxes en dehors des heures de classe. Pourquoi ne pas ajouter certaines bibliothèques dites "scolaires" en des endroits dépourvus ? Et qui sait, une lecture obligatoire aussi rebutante que "Bonheur d'occasion" de Gabrielle Roy pourrait devenir un plaisir estival apprécié, "full cool"?
Enfin est-il d'intérêt public de savoir combien de demandes d'assistance ont reçu ces 23 bibliothécaires oeuvrant dans ces 2770 écoles primaires et secondaires en provenance des professeurs y travaillant ? D'après vous, combien ? Les bibliothécaires devraient pouvoir communiquer cette information rapidement dans une intervention subséquente. Merci à l'avance. En attendant les paris sont ouverts.
