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TQS : Pas si bête que ça ! ?

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Envoyé Le lundi 28 janvier 2008 12:00



« TQS est une sorte de TVA des pauvres d'esprit. » Que voilà un énoncé s'arrimant à merveille avec cet autre de « gens qui ne sont pas des intellectuels mais qui regardent les nouvelles à TVA ou à TQS, dans le meilleur des cas au téléjournal », qu'on pouvait lire avec 'délices' dans l'édition du Devoir du 17 août dernier.

OUI, il est vrai que TQS ne manque pas de vide abrutissant. Tel ce dernier Loft (4), qui, à cet égard, aura battu tous les records. Mais, heureusement, il n'y a pas, il n'y a plus que ça, en tout cas, à TQS.

Hier, par exemple, au hautement scientifique Pas si bête que ça, j'aurai appris que ce ne sont pas les grands chevaux (considérés les plus normaux) qui engendrent les chevaux-nains, mais plutôt ceux-ci, ceux-là. Sans compter qu'à la toute fin, se trouvait l'habituelle question-devinette, concernant cette fois-ci la (durée de) mémoire du petit poisson rouge. Comme quoi il n'y aurait pas que du médiocre au Mouton noir, quoiqu'il y en ait en masse, on le reconnaît.

Néanmoins, autre objection, il semblerait qu'au cours de la dernière année, TQS aurait envisagé de faire un virage dans le sens de la qualité, plutôt qu'en direction d'une médiocrité toujours plus consommée, à la Loft Story et cie. Comme l'illustrerait notamment le nouveau visage du Journal du soir, avec Esther Bégin. "Move" qui vient d'ailleurs de lui être reproché par un journaliste très connu, du fait que ce faisant, en incorporant en son sein de conventionnelles ('rangées') Esther Bégin, TQS dérogerait ainsi à sa vocation première de Mouton NOIR. Par où l'on voit qu'il ne serait pas facile de contenter tout le monde...

Bref, non, le maintien d'une troisième télé généraliste au Québec ne saurait être de trop. Elle constitue comme une soupape de sûreté. UNE télé généraliste, ce serait le monopole, un risque accru de dérive vers «la pensée unique» ; DEUX télé généralistes, ce serait la voie ouverte à la (bi)polarisation, comme on en voit d'ailleurs déjà des manifestations, nonobstant la présence d'un Mouton noir (ça ne s'atténuerait certes pas advenant la disparition de celui-ci) ; alors que la simple présence même en soi d'une troisième voie/voix contribue à prévenir l'«abus d'exagérations» ou à repérer ou dénoncer celles-ci, après coup, le cas échéant. On rétorquera : «Lorsqu'il y en a deux s'opposant l'un à l'autre, ne se voit-on pas assurés du fait même qu'en résulte, nécessairement (automatiquement), sagesse de l'information, de par cette antagonisme même ? Non, justement. Car il peut arriver alors qu'une NON-sagesse en résulte, en l'extrémisation même, pouvant s'avérer ridicule, de cet antagonisme même. Comme on a pu le voir, il y a exactement un an. Et comme vient de l'évoquer, la semaine dernière encore, un éminent animateur de radio: «Moi, là, ces guerres de journaux, où l'un se met à reprendre à l'envers de l'autre [i.e. à contredire] ce qu'il a publié, juste parce qu'ils sont en compétition l'un l'autre !... » Voilà pourquoi le nombre «3» ici n'est pas qu'affaire de nombre eu égard à la population générale grand «P». Qu'il n'y ait que trois télé généralistes en France, pour 60 millions de personnes, ne signifie pas qu'il ne doive pas y en avoir autant chez nous pour huit fois moins de personnes. C'est là, en effet, une question d'équilibre ou de rééquilibrage (nuance) nécessaire. Que seule apporte une troisième voie/voix, la plupart du temps. L'antagonisme duel seul n'y parvient guère. Pas souvent en tout cas.

Il existe d'ailleurs, enfin, une façon «élégante» de se sortir honorablement de cet apparent imbroglio. Il s'agirait de fusionner TQ et TQS en ce qu'elles ont toutes deux de meilleur (PAS de pire!), d'harmoniser le tout et de l'opérer dorénavant à partir de Québec, la capitale, là où ça se passe au niveau politique. Des Esther Bégin (déjà proche de ce milieu) et des Gérard Deltell 'reconditionnés' devraient être à même de contribuer significativement ainsi à un judicieux renouvellement de cette «troisième» télé, dorénavant, donc, moins «noire», mais surtout moins «vide» ou «insipide», à la satisfaction de tout le monde, y compris des Gil Courtemanche..., et à l'exception seule, peut-être, d'accros du vide au grand complet, comme aura montré pouvoir l'incarner la dernière livraison de l'émission du père de Dieu, al. maître du Loft.

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