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Notre force

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Natalie Chapdelaine
Envoyé Le samedi 26 janvier 2008 16:00



Et si l'on voyait la langue française comme une force? Et si nos enseignantes et enseignants, à tous les niveaux, transmettaient cette valeur à nos enfants? Et si chaque citoyen du Québec s'attachait à transmettre ce message?

Notre langue française (québécoise) est indéniablement notre force. Plus qu'un langage, une langue est une façon de voir le monde, de le comprendre et d'en parler. Notre façon de voir le monde est quelque part entre la façon nord-américaine et européenne (sous-entendre française). Porte d'entrée des Français en Amérique, porte d'entrée des Américains en Europe, le Québec se DOIT d'être fier de ce privilège que nous avons d'avoir notre identité propre. Jamais nous ne pourrons être le énième état américain, parce que notre histoire, notre langue et notre culture n'ont rien à voir avec celles de notre voisin du Sud. Pensez aux exemples de réussite bien de chez nous qui font rêver partout dans le monde (eh oui, toujours Céline Dion, il faut bien lui remettre ce qui lui revient... et le Cirque du Soleil... et tant d'autres...)

Il est plus que temps d'arrêter de réagir en victimes, même si la situation est alarmante. Il est temps également d'agir en adultes et de proposer de vraies solutions d'adultes. Obliger les francophones à faire leur cégep en français (parce que c'est un exemple évoqué dans votre article), est absurde, dès lors que la qualité du français acquise jusque là est bonne, ce dont je doute (avec regret et une pointe de colère) aujourd'hui. Les dernières règles de grammaire que j'ai apprises remontent à ma quatrième secondaire. La seule chance que j'avais, moi, enfant de la loi 101, d'apprendre et de pratiquer réellement mon anglais après le secondaire était bien entendu le cégep. Cela ne m'a pas empêché de poursuivre des études universitaires en Français. Ce passage anglophone rend bien des personnes jalouses tant au Québec que dans le reste du Canada: je peux m'exprimer correctement dans les deux langues et OUI, ça me donne une longueur d'avance pour mon avenir professionnel.

Les langues sont une richesse, la nôtre est sublime. Essayons de transmettre ce message plutôt que de rendre cet attrait en obligation pour nos amis qui ont choisi, en toute connaissance de cause, le Québec comme terre d'accueil...

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