Vos réactions
Je n'ai pas de problème. Et vous ?
Mélanie Rhéaume, mon problème est que je constate une surexploitation des médias pour un problème pour lequel on a aucun contrôle. Je suis sceptique mais conscient qu'il faut respecter notre environnement car tout ce qui traîne se salit. J'en ai cure des montées de lait des mouvements écologistes qui prêchent pour leur paroisse. Je dis prêcher car Steven Guilbault est diplômé en théologie, pas en climathologie comme le docteur Timothy Ball qui lui s'inscrit en faux dans ce débat biaisé. Mon problème est que je ne prend pas pour du cash n'importe quoi et que je n'ai que de minces interventions comme ici pour faire valoir que le consensus scientifique n'existe pas...
Les avancés technologiques nous ont permis d'utiliser des ordinateurs de plus en plus performants et pour une première fois, d'analyser les phénomènes naturels et d'en chercher les causes. Il faut se méfier des analyses trop rapides sur des modèles pas toujours parfaits. C'est ce que nous enseigne Carl Wunsch, professeur à la chaire Cecil et Ida Green du MIT (Massachusetts Institute of Technology). Il est une autorité mondiale en matière d'océanographie physique. Dans deux textes récents, il met en avant les carences considérables des modèles actuels et appelle ses collègues des sciences du climat à plus d'humilité et de prudence dans l'interprétation des résultats de ces modèles. Cela n'empêchera pas bien sûr la section alarmiste de l'internationale climatologique de se pavaner devant les médias en brandissant la dernière simulation 2100 en date. Mais au moins les esprits rationnels commencent-ils à mesurer que la mascarade du réchauffement a été un peu trop loin sur des bases un peu trop fragiles.
Nous avons aussi des moyens de communications de plus en plus efficaces qui nous permettent de visualiser en quelques secondes ce qui se passe à l'autre bout du monde. L'homme découvre l'univers et prétend qu'il peut soudain le contrôler alors qu'il n'en connaît pas toute la mécanique. Certains utilisent des modèles pas toujours éprouvés pour nous conditionner à une maxime que l'on répand : «L'humain est responsable des changements climatiques».
Or, j'affirme que nous, les humains, ne sommes pas l'élément majeur du réchauffement mais des acteurs de petit rôle et même de figurants. Les GES ne mènent pas le climat, ils le suivent et c'est un professeur d'Ottawa qui nous l'a démontré et a publié un article intitulé «dans la revue géosciences sans que les alarmistes en fasse mention. Voici le lien :
Un monde plus vert
De toute façon deux études récemment parues montrent que le soja, le blé et le riz bénéficient bel et bien de gains de productivité importants en milieu CO2 enrichi, contrairement à de récentes assertions en sens contraire, et que les forêts soumises aux mêmes conditions d'enrichissement en gaz carbonique ne souffrent pas de carence en azote. En 2006, une étude avait fait grand bruit dans les médias : elle annonçait que l'accélération de la croissance végétale due à l'augmentation de la concentration atmosphérique de CO2 pourrait être plus faible que prévue (Long 2005, 2006).
Déjà les gazettes alarmistes se sont empressées de commenter la recherche à leur manière, en annonçant la fin de la capture du carbone par le puits terrestre et en pronostiquant de terribles famines dans le siècle à venir. Deux travaux parus récemment apportent des nouvelles bien plus réconfortantes... mais il est à peu près inutile de consulter votre journal, radio ou télé préférés pour en entendre parler. Voyez-vous comment la désinformation de certains groupes écologistes peuvent nous tromper. C'est ce sur quoi je m'insurge car malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d'évidences scientifiques, il n'existe aujourd'hui aucun consensus chez les experts du climat.
Références
Finzi, A.C. et al. (2007), Increases in nitrogen uptake rather than nitrogen-use efficiency support higher rates of temperate forest productivity under elevated CO2, Proceedings of the National Academy of Sciences, 104, 14014-14019.
Long, S.P. et al. (2005), Global food insecurity treatment of major food crops with elevated carbon dioxide or ozone under large-scale fully open-air conditions suggests recent models may have overestimated future yields, Philosophical Transactions of the Royal Society B, 360, 2011-2020.
Long, S.P. et al. (2006), Food for thought: Lower-than-expected crop yield stimulation with rising CO2 concentrations, Science, 312, 1918-1921.
Ziska, L.H. et J.A. Bunce (2007), Predicting the impact of changing CO2 on crop yields: some thoughts on food, New Phytologist, 175, 607-618.
Un article paru dans Science, et déjà abondamment commenté dans la blogosphère, rappelle que les modèles climatiques n'ont guère avancé depuis 30 ans dans la fourchette de leurs incertitudes, et suggère qu'il ne faut pas s'attendre à de grands progrès prédictifs dans les années à venir. Les négociations de l'après-Kyoto se sont ouverts sur un constat d'échec de notre capacité à préciser l'ampleur des risques climatiques. De toute façon Environnement Canada ne peut prédire correctement 48 heures à l'avance la température et se targue de faire des prédictions climatiques pour 50 ans d'avance. C'est comme si on demandait à un économiste de nous prédire la tendance boursière 5 ans d'avance. La farce est trop grosse...
Malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d'évidences scientifiques, il n'existe aujourd'hui aucun consensus chez les experts du climat. Vous désirez aller au-delà des effets d'annonce ? Connaître les tenants et aboutissants du climat présent et à venir ? Découvrir la face cachée du débat climatique ? Je vous invite Mélanie Rhéaume a visiter ce blog : http://www.climat-sceptique.com/ C'est le blog de résistance à l'air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences. Précision importante : il n'existe aucun conflit d'intérêt dans les textes que vous allez lire. Ce site ne bénéficie pas des subsides des industries de l'énergie fossile. Ni des subventions de gouvernements soucieux de légitimer leurs choix politiques. Ni de dons d'organisations écologistes désireuses de faire progresser leur cause. Bref, ils sont pauvres mais libres.
Ma voix est discordante à vos yeux mais elle est réaliste et vous invite à réaliser qu'on vous mène en bateau tout comme on vous a conditionné à la fin du monde avec le bogue de l'an 2000.
