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Laissons les fédéralistes s'occuper du Québec.

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Sylvain Racine (sracine@gmail.com)
Envoyé Le vendredi 25 janvier 2008 15:00



Même si le projet de souveraineté n'est plus sur la table, que l'ADQ est maintenant dans l'opposition officielle, que Jean Charest a été réélu, que les néo-conservateurs sont à Ottawa, c'est-à-dire que le Québec est une province banale, pour le moins qu'on puisse dire, soumise et pathétique, dans ce Québec, il y a encore un large pourcentage de souverainistes socialistes. Évidemment, ils sont amers, frustrés, découragés, désillusionnés et épuisés.

Pendant longtemps, on a entendu les fédéralistes et lu André Pratte dire que tout irait mieux pour les Québécoises et les Québécois le jour où l'on ne parlerait plus de souveraineté ou de la question de l'identité nationale. Effectivement, hier, Pratte nous informait que la situation du français est loin d'être une priorité.

Pendant 30 ans, des millions de Québécois ont cru au projet de pays, se sont battus pour préserver le français. Aujourd'hui, c'est le tour des fédéralistes québécois de faire de la province de Québec ce qu'ils en veulent. Vous avez le champ libre car plusieurs souverainistes ont cessé de se battre.

Pour ma part, je l'avoue, je suis un souverainiste désillusionné et j'ai quitté le Québec. De l'Europe, je regarde le Québec devenir une province minable sans colonne.

Allez, fédéralistes, construisez le votre Québec. Faites-en, comme vous semblez le désirer, une province canadienne-française néo-conservatrice où le français n'est qu'un moyen de se demander de se passer le sel et le poivre. Construisez des routes, n'exigez plus de diplôme d'études secondaire pour allez au Cégep et à l'université. En fait, abolissez l'université. Faites du Québec une terre de cheap labour, d'incultes et d'ignorants sans esprit critique. C'est ce que devient le Québec à la vitesse du son.



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