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Le Québec veut-il vivre ou pas : vue trans-atlantique

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Christian Tallon (christiantallon@hotmail.com)
Envoyé Le vendredi 25 janvier 2008 12:00



Vu de France, la Question du Français au Québec a quelque-chose d'agaçant ! Deux référendum ratés, des lois très bonnes mais mal appliquées et surtout la priorité donnée à la consommation par rapport à l'identité nationale.

La liberté et l'indépendance ont un certain coût. Le Québec est-il prêt à payer pour eux ?

Avec 1,4 enfant par femme je crois, comment ne pas récourir à une immigration francophone ? C'est de l'ethno-suicide. Ce serait dommage que 400 ans d'une belle aventure se termine en queue de poisson et en Disneyland américain du Nord (c'est pitoresque le Québec et c'est pas trop loin de New-York).

Faire des enfant, bâtir un Etat, donner la primauté à la langue française partout dans la Province, ouvrir des délégations à l'Etranger et des centres culturels (à Shanghai par exemple), créer un afflux d'étudiants du Monde entier dans les Universités francophones, devenir leader mondial en énergies douces et en construction bois / électricité / éoliennes / photovoltaique, réorienter les échanges, mettre une lingua-taxe sur l'affichage non français remplissant ainsi les caisses de l'Etat et permétant au Québec de développer ses propres programmes, ne donner le droit de vote provincial qu'aux personnes connaissant suffisamment la langue et la culture québécoises comme cela se fait partout ailleurs, reconquérir Montréal district par district par des programmes de logement à prix réduits réservés aux francophones (et aux anglophones de souche bien évidemment qui ont des droits historiques). Faire un contrat d'immigration clair : vous ne resterez pas au Québec si vous travaillez en anglais ou mettez vos enfants dans une école anglaise.

Si le Québec veut vivre il vivra. S'il ne le veut pas il disparaîtra. Il a tous les moyens pour choisir l'une ou l'autre des deux voies.

De mon point de vue, ce n'est pas le Canada qui anglicise le Québec. Pour exister dans une Amérique du Nord anglophone, il faut de l'énergie et de la persévérance. La liberté a un prix !

Un autre intervenant dit :

Ce qui fait la richesse d'un pays, c'est le produit intérieur brut PIB par habitant, pas le nombre de personnes dans ce pays.

On est en train de relativiser cette notion de PIB. Une société solidement structurée n'a pas besoin d'être richissime pour se sentir bien.

Autrement dit, c'est la productivité de sa population. Tous les économistes sont d'accord là-dessus.

Une population acculturée ou en voie d'acculturation perd de sa productivité et de sa vigueur.

PAYS POPULATION PIB/Hab

Inde 1,1 milliard 3 344$
Nigeria 131 millions 1 188$
Pérou 27 millions 5 983$
Danemark 5,4 millions 34 737$
Finlande 5,2 millions 31 208$
Islande 295 mille 35 586$
Irlande 4.1 millions 40 160$
Luxembourg 465 mille 69 800$
Norvège 4,6 millions 42 364

Ajoutons la Suède, la Suisse, etc, tous des pays avec relativement peu de population et un niveau de vie supérieur.

Les pays très riches avec une petite population sont soit des paradis fiscaux qui pompent la richesse crée par leurs voisins (Luxembourg, Suisse), soit des pays nordiques à très forte identité nationale justement.

Le Québec souverain serait au 22e rang au monde quant à son produit intérieur brut (PIB) par habitant (30 143 $ US PPA). Sur le plan de la superficie de son territoire (1 667 441 km2), le Québec se placerait au 18e rang dans le monde et, en regard de la population (7 651 531 habitants), il se situerait au 94e rang.

Le Québec est un grand pays qui s'ignore, manifestement sous peuplé (la vallée du Saint Laurent et le Lac Saint Jean) alors que les techniques modernes permettraient une population infiniment supérieure, créant des besoins, de l'activité et de la richesse.

Il n'est d'ailleurs pas question dans cet article d'un Québec souverain, la question semblant avoir été tranchée par deux référendums, mais d'un Québec fortement francophone adossé à un Canada dynamique.

Il n'y a aucune corrélation entre le niveau de vie et l'ampleur de la population.

Non, mais un pays vieillissant tend a avoir moins de besoins, plus de charges. Les québécois semblant ne pas vouloir avoir d'enfants, on ne voit pas ce qui à par l'immigration, peut empêcher sa disparition.

Il y a actuellement au Québec un mantra à l'effet que le Québec a absolument besoin de plus d'immigrants.

Si le Québec veut vieillir et mourir, il n'a qu'à continuer à consommer, à manger des big macs et à ne pas faire d'enfants.

Si au moins nous réussissions à intégrer tous ou presque tous les immigrants au Québec francophone, ce pourrait à la limite être acceptable d'accueillir plus d'immigrants, mais plus de la moitié de ceux-ci ne s'intègrent pas à la majorité francophone, alors on se tire dans le pied en augmentant inconsidérément le nombre d'immigrants.

Ce raisonnement est curieux ! Le meilleur investissement pour un pays est de faire venir de jeunes adultes dont le coût d'enseignement a été assumé par d'autres pays, formés ou susceptible de l'être vite, créant une famille dont les enfants seront québécois et qui créront des besoins donc de l'activité économique. Par contre, il faut éviter (la sélection est importante et le contrat signé) que le Québec ne soit qu'une plaque de transit vers le reste du Canada ou les Etats-Unis.

La santé économique et sociale du Québec viendra plutôt en donnant une meilleure instruction à nos enfants. Nous seront alors plus productifs. C'est là la vraie clef de notre survie.

Non, une population en diminution même plus productive est une population qui meure seulement un peu moins douloureusement.

Le choix est entre les mains des Québécois. Il n'y a pas de complot canadien-anglais contre le Québec. Il s'agit d'un choix de société, comme en France d'ailleurs : soit une société de vieillards terminant seuls leur vie dans des hospices, soit des enfants porteurs de rêves et qui font le bonheur des vieux jours des vieillards.

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