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Ne pas faire passer toute l'écologie dans et par la technologie
Toutefois, notre sensibilité socialement construite nous porte facilement à ne voir et à afficher, que les solutions technologiques. C'est le notre aptitude au technodéterminisme tel que l'entretien et le génére notre mode de production.
Cependant, remplacer le véhicule à moteur thermique produit en masse, par le tout électrique ne va pas de soi. Même si non producteur de CO2 à l'usage, est-il convenablement plus écologique ? Je n'ai pas la réponse.
Au États-Unis, cela nécessitera t-il un doublement de l'infrastructure de centrales thermiques (charbon, mazout, gaz) même plus efficacement conçue, pour permettre de recharger toutes ces voitures. Cela pourrait vite ne pas apparaître plus durable. L'usage du nucléaire, pourrait être transitoire mais pas plus durable. Il n'y a que le solaire qui semble avoir un avenir réel mais alors nous vivrons au quotidien avec la grande modulation de son afflux, sans doute tempérer par quelques accumulateurs.
Le Québec, avec son hydroélectricité n'est pas indemne à cet égard. Peut-on réalistement multiplier les infrastructures de production, construite et entretenue avec l'énergie du pétrole pour celle qui sont déjà là. Le potentiel est-il là ? Nouveaux harnachements à quels coûts, écologiques, économiques. Selon quel échéancier. Y a t-on seulement pensé au niveau des pouvoirs publics.
On dira peut-être que c'est par des économies au niveau de la consommation de l'énergie des bâtiments (résidences, industries, bureaux, etc.) que l'on libérera de l'énergie électrique pour le transport. Soit ! Où sont les politiques publiques efficaces pour assurer cette rapide transition. On ne veut rien savoir d'une augmentation rapide du coût de l'électricité pour nourrir économiquement ce mouvement.
L'agenda de ces mutations me semble dans une situation d'incohérence à un très fort niveau. Mais en fait s'il n'en tient qu'à soutenir une mobilité adéquate c'est peut-être moins dramatique.
Il faudra revoir notre urbanisme selon 2 principaux critères. Des transports collectifs rapides et souples et un recentrement sur des services de grande proximité autour d'une organisation de l'habitat plus densifié. Il faut pouvoir préférer accédez à ces services à pieds ou à vélo, voire à tricycle avec un panier sans en être gêné. Les villes ont charge de rapidement intégrés ces normes.
En final, il faut aussi considérer ce que sera le coût de ces voitures électriques. Demeurera-t-il prohibitif ? Si non à l'achat, peut être à l'usage. Cet usage de masse se soutiendra t-il d'une économie de l'endettement et donc de la consommation (a-écologique) pousser encore plus en avant, tirant des bulles spéculatives toujours destinés à éclater ?
On ne peut pas chercher à toujours vendre plus en produisant à prix toujours plus bas. De là découle ce que les écologistes appellent l'effet-rebond. L'argent disponible est toujours dépensé et toujours plus de matériel consommé. Tant que l'on demeure enfermer dans cette logique, une économie soutenable reste une vaine idée. Il faut instituer une économie de la sobriété. Parlons alors de revenu maximum et restant conséquent, sevrons-nous des loteries où se gagnent, mais surtout où l'on rêve de gagner, des millions ?
