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Mots clés : Saddam Hussein, Bush, CPI, Gouvernement, États-Unis (pays)
On sait aujourd'hui que la guerre en Irak a été justifiée sous un faux prétexte. À savoir que Saddam Hussein disposait d'un arsenal d'armes de destruction massive et qu'il était copain-copain avec les dirigeants d'al-Qaïda. À l'époque de cette mascarade, montée de toute pièce par l'exécutif américain, celui-ci avait poussé l'audace, si on peut parler ainsi, jusqu'à postuler que les liens établis entre Saddam Hussein et Oussama ben Laden pourraient déboucher sur un transfert d'engins meurtriers du premier vers le second.
Selon les auteurs, l'important pour Bush et consorts était de galvaniser l'opinion publique. Comment? En mentant souvent, on avait la quasi-certitude de transformer les médias en une véritable chambre d'amplification. En effet, des centaines et des centaines d'articles et de topos télé ont fait écho à cette falsification.
Bien évidemment, le calendrier composé pour diffuser les bluffs de Bush tenait compte de l'ordre du jour politique. Par exemple, d'après le CPI, au cours des jours qui avaient tout juste précédé un vote du Congrès pour autoriser l'usage de la force contre Saddam Hussein, en septembre 2002, Bush s'est fendu d'un discours dans lequel il a affirmé que le dictateur irakien cherchait à posséder une bombe nucléaire en plus d'avoir des armes biologiques et chimiques. Ces allégations, le président des États-Unis les appuyait sur des informations émanant des services secrets... britanniques!
De cette histoire, on ne soulignera jamais assez combien les manipulations signées Rumsfeld, Wolfowitz et Gordon Libby, avec la protection de Cheney, ont été aussi dévastatrices que révélatrices de leur perversité politique. En effet, tout au long de cette opération, faut-il le rappeler, ils ont détourné des renseignements colligés par la CIA. Ils les ont déformés dans un sens qu'on devine. Bref, ils ont confectionné des légendes.
Le pire, c'est que ces messieurs s'en sont fort bien sortis. Du moins jusqu'à présent. Car si les membres du Congrès ont débattu jusqu'à plus soif des carences de la CIA, pondu des rapports et rédigé bien des textes, ils n'ont toujours pas interrogé les auteurs des mensonges. Pourtant, c'est un secret de Polichinelle qu'ils ont délibérément fait fi de renseignements qui provenaient des maîtres espions.
On se consolera en soulignant qu'aux États-Unis, le travail de la CIA et des autres agences a fait l'objet de rapports, de critiques publiques et de réformes. En Grande-Bretagne toutefois, la règle du «motus et bouche cousue» à propos des errements des services de renseignement a été scrupuleusement respectée. Pourtant, Dieu sait combien ils se sont fourvoyés eux aussi.
Vos réactions
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Le samedi 26 janvier 2008 22:00
La démocreatie dans tout ça?? - par Léon Labrecque
Le vendredi 25 janvier 2008 21:00
@ Serge Charbonneau - par Gilles Bousquet
Le vendredi 25 janvier 2008 13:00
guerre en Irak - par Gemma Lajeunesse
Le vendredi 25 janvier 2008 13:00
Angéliques et machiavéliques. - par Gerry Pagé
Le vendredi 25 janvier 2008 13:00
Crimes de guerre - par Pierre Rousseau
Le vendredi 25 janvier 2008 12:00
Mensonges et réflexions @ M. Roujeon - par Serge Charbonneau (veliserdi@hotmail.com)
Le vendredi 25 janvier 2008 11:00
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Le vendredi 25 janvier 2008 10:00
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Le vendredi 25 janvier 2008 10:00
Grotesque! - par Max Roujeon
Le vendredi 25 janvier 2008 08:00
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Le vendredi 25 janvier 2008 08:00
Et leur version du 9-11... Du "cash" ? - par Jean-François Couture
Le vendredi 25 janvier 2008 08:00
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Le vendredi 25 janvier 2008 08:00
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Le vendredi 25 janvier 2008 02:00

