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On utilise une corde sensible des québécois

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Fernand Trudel
Envoyé Le jeudi 24 janvier 2008 09:00



Pour mousser des options que la majorité rejette, on utilise des subterfuges. Une des cordes sensibles des québécois est la survie de sa langue. Un débat éternele et insoulubre.

La résistance de la langue française existe depuis la conquête de 1760. Elle a ressurgit dans la rébellion de 1837-1838. Malgré tout, en 1865, face à une protestation orchestrée par le clergé (pétition de 100,000 noms), l'assemblée législative du Québec adoptait une résolution pour s'unir aux autres provinces pour devenir la Confédération Canadienne signée en 1867 à Charlottetown. Nous sommes devenus minoritaires à ce moment. Relisons un extrait du rapport Durham pour comprendre : « Si l'on estime exactement la population du Haut-Canada à 400.000 âmes, les Anglais du Bas-Canada à 150.000 et les Français à 450.000, l'union des deux provinces ne donnerait pas seulement une majorité nettement anglaise, mais une majorité accrue annuellement par une immigration anglaise ; et je ne doute guère que les Français, une fois placés en minorité par suite du cours naturel des événements abandonneraient leurs vaines espérances de nationalité. »

Dans la révolution tranquille des années 60-70, le fait français a ressurgit et les troubles de St-Léonard recréèrent un climat de tension qui fut à l'origine de la loi 63 de Jean-Jacques Bertrand. Celà ne suffit pas à éteindre les revendications, alors Robert Bourassa adopta la loi 22. Encore là, le PQ la remplaça par la loi 101 en 1984. Après tant de luttes qui ont traversées les siècles, le constat fut que la minorisation des québécois de souche continue irréversiblement. Dans les années 70, le Québec formait 30% de la population canadienne et en 2001, nous formions que 24% de la population canadienne.

Ce fait troublant a été prédit dans le rapport Durham : « Les Canadiens-français ne sont que le résidu d'une colonisation ancienne. Ils sont destinés à rester toujours isolés au milieu d'un monde anglo-saxon. Quoi qu'il arrive, quel que soit leur gouvernement futur, britannique ou américain, ils ne peuvent espérer aucunement dans la survie de leur nationalité. »

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