Vos réactions
La survie du français au Québec
La question qui se pose maintenant serait plutôt quel genre de Québec nos enfants et nos petits enfants voudront avoir pour les années futures. Quant à moi, deux de mes enfants travaillent presque continuellement en anglais, dont l'un à Montréal et l'autre à Québec, alors que le troisième, travaillant pour une entreprise entièrement québécoise, peut heureusement utiliser sa langue maternelle la plupart du temps.
Le Québec de l'avenir ne pourra être le Québec d'hier. A partir de l'abandon de notre histoire, de nos valeurs traditionnelles, et d'une ouverture plutôt imprudente sur tout ce qui semble moderne et à la mode, il fallait bien s'attendre à ce qu'un jour ou l'autre à la situation finisse par évoluer dans un sens ou dans un autre. Et voilà les sombres pronostics de notre grand mère Lise Payette qui semblent vouloir s'implanter...
Je suis un vieux québécois de 70 ans, qui a passé par toutes les phase de notre évolution, à partir de l'achaisme de Duplessis, de l'Eglise très catholique et des usines à curés, puis au travers de la révolution pas trop tranquille, de l'implantation d'une grosse bureaucratie gouvernementale provinciale, et des passions nationalistes de Lévesque et des interpellations de De Gaulle, pour assister aujourd'hui à un questionnement sur notre devenir qui semble bien incertain. Je me réjouis quant même de ce qui a été acquis, et quand j'écoute mon garçon qui exige le respect de sa langue maternelle en plein Montréal dans son propre bureau,dans une entreprise de l'ouest canadien, je crois que nous avons malgré tout fait un peu de progrès. Le reste sera assujetti à leur volonté de vouloir aller encore plus loin, avec conviction et certitude que la langue et la culture française ont encore leur place en amérique du nord.
Robert De Blois
Québec
