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La RRSSS gère du béton

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Eric Barnabé (ericbarnabe@videotron.ca)
Envoyé Le mercredi 23 janvier 2008 13:00



Je suis de Québec, la RRSSS a construit un centre d'oncologie qui était terminé mais pas ouvert parce que le budget d'opération n'était pas voté. Les malades, les administrateurs s'en foutent. Dans le même hôpital, ces administrateurs ont déménagés les patients du dernier étage pour se faire des bureaux neufs avec une belle vue sur Québec. Un bain orthopédique de 25,000$ a été acheté, mais pas installé parce qu'un budget de 1,500$ n'était pas disponible.

Dans un autre hôpital de Québec (Hôpital LAVAL), il y a quelques années une équipe médicale a été complètement formée pour un nouveau bloc opératoire en cardiologie. Pas de budget de 1,5 M$. L'équipe a été démantelée. Pendant ce temps, la RRSSS déménageait dans des locaux dans un immeuble neuf construit par et pour eux. Pas d'argent pour les malades, mais pour le béton pas de problème. Il faut croire que 3000 pc de bureaux, ça ne se trouve pas dans Québec.

Les accessoires et les outils des blocs opératoires ont été achetés à la construction des blocs opératoires, souvent il y a plus de 30 ans. Tout tombe en panne ou manque, ce qui provoqie l'annulation de près de 1 opération sur 3. La liste d'attente se prolonge parce qu'on ne soigne pas les malades.

Quand vous avez un rendez-vous avec un spécialiste à l'hôpital, le seul sujet du personnel est l'horaire de travail. Tu travaille où demain ? Si l'autre entre au 5ième, je suis supposé travailler en médecine nuclaire. Même le personnel régulier vie au jour le jour.

Je me demande combien de personnes pourraient être suivies avec les équipements et le personnel que nous avons si ils étaient bien utilisés.

Les médecins d'ailleurs traitent combien de patients par année ? Est-ce mieux ou pire au Québec ? J'aimerais bien le savoir afin de comprendre si ce sont les médecins ou les gestionnaires qui sont le problème. Actuellement j'ai la conviction que le problème est la priorité des administrateurs qui n'ont pas la motivation pour inniver une structure trop crigide.

Je ne veux pas de la gestion mur-à-mur du privé, mais je crois que seul un changement des techniques d'administration pourraient faire améliorer la situation. La syndicalisation et la sécurité d'emploi ne motivent pas les administrateurs à innover, ce qui nous pousse vers le privé.

Eric Barnabé, usagé régulier des hôpitaux

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