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Le rapport Manley

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Archambault Jean (archambaultjean1@hotmail.com)
Envoyé Le mercredi 23 janvier 2008 09:00



Le rapport Manley était attendu mais les conclusions étaient connues d'avance. L'engagement militaire en Afghanistan avait été initié par le gouvernement libéral. À l'époque, monsieur Manley était le ministre des Affaires Étrangères.

Pour contenter les Américains et se faire pardonner sa décision de ne pas intervenir militairement en Iraq, le Canada a accepté, de sang froid, d'envoyer ses soldats dans la province de Kandahar, région reconnue par tous,comme la plus dangereuse. En effet, dès 2004, Kandahar était décrite, par l'ensemble des observateurs neutres, comme une région chaude, puisque son chef, l'iman Omar, en fuite depuis l'invasion américaine, avait réorganisé et pris la tête des forces islamistes et faisait de la prise de la ville de Kandahar un objectif à atteindre à moyen terme. Les pertes canadiennes seraient lourdes, les gouvernement libéral et conservateurs le savaient. Cela nous vous rappelle-t-il pas un certain débarquement à Dieppe dans lequel les Canadiens-français formaient le gros de la troupe ? Cette opération à haut risque s'est transformée en boucherie. Testez les défenses allemandes en Normandie était une mission-suicide. On avait désigné les troupes canadiennes pour aller au casse-pipe.

Lorsqu'il s'avère que, proportionnellement, vous payez le prix du sang le double et le triple des Américains et des Britanniques, la question d'un retrait ne se pose même pas. Le Canada doit se retirer de ce pays, revenir à une politique internationale moins agressive. Le Bloc Québécois et le NPD ont raison d'exiger le retrait des troupes. Une élection serait tout à fait justifiée pour que le gouvernement conservateur abandonne l'idée d'une prolongation de cette mission de guerre.


Jean Archambault
Montréal

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