Christine St-Pierre juge inaceptable qu'on ne puisse se faire soigner en français

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La Presse canadienne
Édition du mercredi 23 janvier 2008

Mots clés : médecin, Loi 101, Christine St-Pierre, Langue, santé, Québec (province)

La ministre responsable de la Loi 101, Christine St-Pierre, juge inacceptable que des patients francophones aient eu du mal à se faire soigner en français, comme l'a démontré un récent reportage du réseau TVA.

Un patient, par exemple, s'est plaint que son médecin avait rédigé les notes à son dossier uniquement en anglais, notes que le patient ne pouvait comprendre, et qu'il avait eu peine à recevoir des explications en français.

Interrogée à ce sujet hier, après qu'elle eut prononcé une allocution en qualité de ministre de la Culture et des Communications, Mme St-Pierre a rappelé qu'être soigné en français au Québec était un droit, non une possibilité, et que ce droit était primordial.

«C'est inquiétant. Il faut absolument que ces cas-là, on les connaisse. Il faut qu'on soit en mesure de donner le service en français à un patient qui est à l'hôpital. C'est primordial; c'est essentiel», a commenté la ministre.

Sans aller jusqu'à dire qu'elle ferait personnellement pression sur son collègue de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, elle a lancé: «Il y a des messages qui doivent être envoyés. C'est un droit d'être soigné dans sa langue.» Elle s'est dite convaincue qu'il était aussi sensible qu'elle à cette question.

La ministre St-Pierre ne croit toutefois pas nécessaire de renforcer la Charte de la langue française, affirmant qu'il appartient aussi aux patients de faire valoir leur droit d'être servis et soignés en français dans les établissements de santé du Québec.

«La Loi 101 comporte des outils qui sont bons. C'est sur ces outils-là qu'on va travailler. C'est sur l'application de la loi avec fermeté, avec rigueur. Également, il y a tout l'aspect de la population qui doit jouer. Le rôle de l'État est important, le rôle des consommateurs également», a-t-elle souligné.


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