Médias - La ministre St-Pierre est déterminée à défendre l'indépendance de TV5

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La Presse canadienne
Édition du mercredi 23 janvier 2008

Mots clés : TQS, TV5, Christine St-Pierre, Média, Québec (province), France (pays)

La ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, se dit déterminée à défendre l'indépendance de TV5, malgré les visées de la France, mais il n'est pas question de boycotter la future France-Monde.

Mme St-Pierre a défendu l'indépendance éditoriale et le caractère généraliste et multilatéral de cette télévision de la francophonie, hier, lorsqu'elle s'est adressée à l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision, à Montréal.

Le président français Nicolas Sarkozy veut implanter une réforme qui ferait passer TV5 Monde, la radio RF1 et la chaîne d'information France 24 sous la houlette de France-Monde.

La France est le principal bailleur de fonds de TV5, qui est également financé par d'autres pays de la francophonie, dont le Québec et le Canada.

«On est prêts à travailler pour moderniser [TV5]. On n'est pas pour l'immobilisme, pas du tout. Mais je pense que ça ne peut pas être la voix française; c'est une voix francophone», a fait valoir la ministre St-Pierre, qui a rencontré les journalistes après son allocution.

Bien qu'elle se dise déterminée à défendre l'indépendance de TV5, elle se refuse à lancer un boycottage de l'éventuelle France-Monde, comme l'ont suggéré certains dans d'autres pays.

Plaidoyer pour TQS

Par ailleurs, la ministre s'est encore une fois portée à la défense de TQS, hier, au nom de la diversité des voix, rappelant que 650 emplois étaient en jeu. Mais cette fois-ci, elle n'a pas voulu répéter que si TQS fermait, on trouverait une balle de Radio-Canada près de son coeur.

«J'ai dit ce que j'avais à dire là-dessus», a-t-elle répliqué aux journalistes qui l'ont interrogée. Mme St-Pierre a cette fois soutenu que plusieurs motifs étaient en cause pour expliquer les difficultés financières du réseau de télévision, comme la fragmentation de l'auditoire et la multiplication des chaînes spécialisées, ainsi que le partage des revenus publicitaires.

La ministre de la Culture et des Communications ne croit pas que le bassin québécois de téléspectateurs soit trop petit pour faire vivre autant de télévisions généralistes. «Dans mon livre à moi, non. La diversité des voix, c'est important», a-t-elle dit.


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