En effet, comme il ne voulait pas assumer l'ingrate décision de poursuivre la mission de guerre en Afghanistan, il lui est venu l'idée lumineuse de corrompre une grosse pointure du PLC en lui confiant un simple rôle de porte parole (ou de bouc émissaire si vous préférez). Je suis certain que Manley avait les mains liées. De toute façon, s'il avait recommandé un retrait des troupes en 2009 conformément à la position de son parti, son rapport aurait pris subito presto le chemin de la poubelle.
D'un côté carriériste, l'astuce est brillante, machiavélique même. "Diviser pour régner", c'est bien ce qu'il tente de faire en faisant faire le sale boulot par M. Manley. En plus, il se débarasse de la responsabilité politique aux yeux de nombreux canadiens qui mordent de façon magistrale aux harpons de Harper.
En tout cas, c'est évident que je ne mordrai pas à l'hameçon.