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L'armée et la police en Afghanistan

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Gilles Hudicourt
Envoyé Le mardi 22 janvier 2008 07:00



C'est très beau d'entrainer des policiers et soldats Afghans. Mais une fois formés et lâchés dans la nature à Kandahar, à moins que ces policiers soient biens payés, payés à temps, bien supportés, bien équipés et bien traités (ce qui ne sera pas le cas), ils vont devenir corrompus, ils vont fermer l'oeil sur la culture du pavot, vont vendre armes et munitions aux insurgés, ils vont se mettre à la solde de ces derniers ou se joindre à des clans de guerre et vont faire tout leur possible pour survivre et nourrir leur famille dans un milieu des plus malsains.
La réalité est que l'Afghanistan est pauvre, n'ayant aucune économie à part la culture du pavot. Un pays pauvre a un gouvernement pauvre puisqu'il ne peut prélever ni taxes, ni impôts de son peuple qui n'a pas le moindre sous. Comment un pays pauvre et sans économie peut-il entretenir une grande armée et une police nombreuse en période de guerre?

Le budget complet de l'armée et de la police Afghane doit provenir de l'aide internationale, donc nous, le Canada et nos alliés, allons financer, équiper, former et entretenir, une armée et un corps de police de plus de 150,000 personnes, armée et police sois-disant d'un pays souverain, mais qui va dépendre de nous pour tout, et qui va tuer, violer, voler, torturer, emprisonner en notre nom et avec notre argent, puisque c'est nous qui allons financer ces gens là à 100/100.

Le trafiquants de drogue font partie du gouvernement, sont ministres, députés, gouverneurs de province et hauts gradés de l'armée et de la police. Ils ont l'appui du peuple, puisque c'est ce même peuple qui cultive le pavot qui est exporté en héroïne seul source de revenu du peuple afghan.

À moins que de centaines de milliards de dollars ne soient injectés dans l'économie Afghane, afin de créer une alternative permanente à la culture du pavot, et qu'elles soient injectés de manière à aller dans les poches des petits Afghans et non dans celles de compagnies étrangères comme KBR, de Haliburton, de consultants et de mercenaires étrangers, rien de changera en Afghanistan et on ne fera que pisser dans le vent, pisser le sang de nos soldats et surtout celui de pauvres Afghans, qui trop longtemps et contre leur gré, ont fait les frais en servant simple échiquier dans une jeu d'échecs international entre les grandes puissances de ce monde.

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