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Griffintown - Si nous parlions d'empreinte ou d'espace écologique

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Alain Vézina (vezinaal@videotron.ca)
Envoyé Le lundi 21 janvier 2008 09:00



Faisons ça assez bref ! Quelle est l'empreinte écologique totale actuelle dans le secteur que veut utiliser le projet de Devimco ? Quelle est la direction prise par le projet à l'égard de cet état actuel ? Ce sera pire ? Équivalent ? Modestement mieux ? Beaucoup mieux ? Cela correspondra à un projet visant une empreinte écologique de moins d'une planète ? Le seul cas de figure pouvant être dit de développement souteneable est ce dernier. Je me réfère au principe urbanistique du One Planet Living développé par BioRegional en Angleterre et qui a été initié dans le quartier BedZed à Londres. Il a vocation semblable à celui de Griffintown.

Faire ici beaucoup mieux que l'état actuel pourrait ne pas être négligeable. Cependant il a fort à parier qu'en restant à distance du principe d'une empreinte de moins d'une planète, le projet de Devimco n'aura jamais de pouvoir d'exemplarité, exemplarité à cet égard qu'il faudra bien se donner dans un avenir proche.

C'est un joyeux défi, que l'on ne s'y trompe pas. Par exemple, le futur du projet initial devrait pouvoir continuer à s'inscrire dans le cadre d'une empreinte de moins d'une planète. Une charte publique devrait lier tous les occupants et futurs occupants à cet égard. Elle devrait donner la direction à poursuivre et mettre à distance la tentation de chercher l'inverse par sa propre croissance.

Comme on le pressent, il faut en arriver à se fonder sur une logique économique autre que celle qui prévaut. Il y a fort à parier que seules des coopératives publiques (municipales) commerciales et de services le pourraient sur le long terme, d'autant mieux qu'elles seraient la forme de structure la mieux adaptée pour faire se construire continument un rapport serré de l'offre et de la demande, à l'initiative des usagers et clients et dans le respect du fournisseur de service.

La Ville de Montréal devrait investiguer et finalement investir cette voie, en définissant d'emblée que certains secteurs d'activité présents ne pourront que ressortir à la formule coopérative et limiter par avance toute forme d'empiètement possible.

Comme on le voit, c'est la dérive de l'après-projet initial qu'il faut pouvoir éviter. Quel effort sera fait en ce sens. Nul n'est prévu à ce qu'il me semble.

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