Vos réactions
Bravo! Caroline Sigouin : je suis fier de vous! Vive les jeunes!
Depuis des années j'entends décrier la qualité de "notre" langue au Québec! Vous voyez : encore ce "NOUS" que d'ailleurs ces mêmes personnes dénoncent. J'ai remarqué aussi, est-ce une coïncidence, que la plupart du temps se sont des fédéralistes!
Bizarre, qu'ils se déculpabilisent de ne pas être québécois avant tout, en montrant du doigt la pauvreté de notre langue!
Ces donneurs de leçons me désolent ; et ne voient pas le formidable bond en avant que nous avons réalisé depuis le rapport Parent!
Pour requinquer les dépressifs et les canadiens-français(lire fédéralistes) du Québec, qui veulent s'écraser et passer à l'anglais, voici mon opinion qui pourrait être différente selon d'autres....
Question : Juge-t-on la langue d'aujourd'hui par rapport à celle d'hier?
Je réponds Oui, parce que c'est la seule façon de savoir si nous avons progressé.
Et si l'on compare l'élite (au niveau études) du temps à celle d'aujourd'hui, nous devons constater que c'est un grand succès!
Pourquoi?
Parce que cette élite(d'avant 1960) qui se limitait à 5% environ de la population est maintenant à 40% environ, grâce à l'éducation pour tous. Donc en terme de nombre c'est un gros "plus"!
Pour le français écrit, l'ancienne élite était probablement plus forte en français écrit tout simplement, parce que la frange(étudiant(e)s du temps - qui se compare à la frange actuelle - était petite, riche, mieux encadrée, ayant moins d'élèves par classe et surtout douée. Sans oublier que le temps consacré au français était beaucoup plus important.
Quant à la masse (le 60% d'aujourd'hui) elle écrit beaucoup mieux, même avec le léger recul actuel de la qualité du français écrit, que le 95% des personnes d'avant 1960 qui terminaient très majoritairement leurs études entre la 6ème et 8ème année.
En résumé, je dirais que 8 à 10 fois plus de personnes écrivent presque aussi bien que l'élite d'autrefois, "toute proportion étant égale par ailleurs".
Pour la langue parlée par contre, c'est le jour et la nuit -- même si le vieux français est encore présent et que les mots anglais pullulent!
Quelques exemples: écoutez le langage des jardiniers maraîcher lors d'entrevues à l'Épicerie ou à la Di Stasio. Écoutez le français des enfants des garderies (3 à 5 ans).
Je vais chercher mes petits enfants de temps à autre et je le constate sur place. Un des problèmes viendrait plutôt de la Télé avec des émissions comme "Virginie" (à la SRC) où l'éducateur(!) emploie encore en 2007, le vieux français: Moé, Toé et wère au lieu de "voir", etc. Les enfants des garderies, demandent à leur parents ce que veut dire "wère"!!!
Mais cela ne veut pas dire que nous n'avons pas d'amélioration à faire au niveau du vocabulaire et surtout dans la construction de nos phrases. Ça oui!
Faut dire par contre, que notre isolement de la France, dont on a gardé le vieux français, et le contexte(particulier) nord-américain dans lequel on vit, nuit considérablement ne serait-ce que par la faiblesse de notre vocabulaire, les anglicismes et la construction de nos phrases!
Lorsque l'on se compare aux francophones d'ailleurs, là on se désole! Mais le changement et l'amélioration doit venir d'en haut...... à commencer par le MEQ ; plus d'exigences envers les productions de télé: et cela autant à la SRC TQS et TVA.
Sans oublier les profs de nos écoles de qui on doit exiger non pas deux niveaux de langage, mais un seul, le meilleur!
CONCLUSION
On est très loin encore de l'objectif de René Lévesque : « rendre le Québec aussi français que l'Ontario est anglais ». Gros bon en avant entre 1977 et 1989 ; mais détérioration et recul depuis 1989. Quand on fait du surplace(au mieux) durant 17 ans et que la population augmente : « on recule, non?
Surtout que le gouvernement actuel, comme vous le dite si bien, est davantage un défenseur de la langue qu'un combattant de celle-ci!
