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Quand une Nation a peur et qu'elle laisse la gérance de sa maison à son voisin!!

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Jean-Renaud Dubois
Envoyé Le dimanche 20 janvier 2008 20:00



On vient d'apprendre par le biais du dernier recensement, que les Canadiens-français du Canada(excluant les Québécois) sont dans une pente descendante, que l'assimilation s'accélère et est même irréversible.

Pourtant la loi sur les langues officielles(bilinguisme) du duo Trudeau-Chrétien devait les sauver de l'assimilation. C'était pourtant leur objectif ultime et la raison principale de leur entrée en politique, non?

Est-ce le début de la fin pour nous aussi? Au Québec, nous savons que 51 % des immigrants vont vers l'anglais, alors que les anglophones de souche ne représentent que 9% de la population.
Mais il semble, même si les francos sont passés sous la barre de 80% et que le français langue maternelle française à Montréal est pour la première fois en dessous de 50% ...que nous devions pas s'en alarmer puisque 75% des nouveaux arrivants choisissent le français comme langue d'usage.
Si c'est vrai! -- et même si c'est en bas(5%) de notre poids linguistique au Québec et que cette donnée(75%) n'est pas due à une sélection surélevée depuis 5 ans de francophones -- il semblerait que se serait rassurant(le verre à moitié vide), du moins en attendant que le prochain recensement vienne le confirmer.

Je ne sais pourquoi j'ai un petit doute ..... À quant notre propre recensement, notre propre méthodologie .....et non pas celui du fédéral?

On est loin encore de l'objectif de René Lévesque : « rendre le Québec aussi français que l'Ontario est anglais ».
CONCLUSION
l'un des problèmes fondamentaux de la politique linguistique du Québec, c'est que celui-ci ne peut demeurer le maître d'oeuvre de ses législations linguistiques qui, au surplus, sont incompatibles avec celles du gouvernement canadien. Le Québec doit composer avec une force politique qui lui est supérieure - le gouvernement fédéral - et qui dispose de moyens plus puissants: le recours à la Constitution canadienne, la nomination des juges à la Cour suprême, la complicité des neuf premiers ministres provinciaux anglophones, l'appui de l'électorat majoritaire anglo-canadien, la menace de la «punition économique», etc. L'expérience nous montre que le Canada anglais peut même modifier la Constitution canadienne sans l'accord du Québec de façon à casser rétroactivement la législation québécoise afin de protéger l'anglais et d'assurer ainsi sa présence dans cette province francophone.

Eh, misère...

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